Archives annuelles : 2012

Si les salariés français, notamment du secteur public, sont peu favorables à la concurrence et à la liberté des entreprises, nos magistrats le seraient encore moins.

 Le rapport s’appuie notamment sur une enquête Ipsos auprès de 305 magistrats et 940 salariés et indépendants

 

30% des français croient « la concurrence bonne » (33% en ce qui concerne les magistrats), fortement en retrait au regard de la plupart des autres pays. Par ailleurs, 24 % considèrent que les entreprises devraient être gérées par leurs propriétaires alors que 58 % préfèrent la cogestion entre salariés et propriétaires, et 16% être la propriété des salariés (qui par ailleurs élisent leurs dirigeants), tandis que 2 % préfèrent que le gouvernement soit le propriétaire.

 

Les pays où l’adhésion à l’économie de marché est la plus forte ont une réglementation du marché du travail moins contraignante.  Les personnes qui se défient le plus de la concurrence pensent plus souvent que le gouvernement devrait avoir plus de responsabilité pour assurer à chacun ce qui lui est dû et prendre une part plus active dans les décisions économiques. La France, où l’économie de marché suscite une forte défiance, a aussi une réglementation très contraignante du marché du travail.

 

Les magistrats ne sont pas significativement différents des Français concernant la concurrence. De plus, ils se méfient nettement plus des entreprises ; comparés avec les Français de même niveau de diplôme, revenu, sexe et âge, ils apparaissent plus opposés à une liberté accrue des entreprises, sont moins en faveur de la concurrence et considèrent plus souvent que l’État doit intervenir en matière d’emploi. Ils ont majoritairement une idéologie très marquée en défaveur du marché, bien plus que leurs collègues du secteur public et bien plus encore que leurs collègues des autres pays, eux aussi plus réticents par rapport aux marchés que l’opinion publique locale.

En France

Magistrats

Salariés du secteur public

Grand public

La concurrence est bonne

33

24

30

L’Etat ne doit pas intervenir en matière d’emploi

29

21

28

Les entreprises doivent avoir plus de liberté

13

19

24

 Quelles  racines de l’aversion pour l’économie de marché ?

– L’idée que la religion joue un rôle important dans le développement économique n’est pas nouvelle.

L’origine des systèmes légaux : par exemple, le système du Common Law propre aux pays anglo-saxons serait par son principe plus protecteur de la propriété privée que les systèmes hérités du Code civil français et exercent  une protection plus forte des investisseurs ; ces pays ont également plus de petits porteurs diversifiés et moins de concentration des portefeuilles aux mains de quelques gros investisseurs. Ce constat peut être fait, de manière plus modérée, dans les pays  germaniques et scandinaves.

La confiance envers autrui explique les différences de performance économique sur le long terme, alors que la défiance généralisée alimente la demande pour la réglementation.

Le système éducatif peut exercer une influence sur les opinions sur le marché et le rôle de l’État. Les enseignants peuvent avoir un parti pris idéologique qui influence les élèves, du fait de leur appartenance au secteur public (garantie de l’emploi) et très peu d’exposition au marché ; la corrélation est élevée entre le pessimisme vis-à-vis du marché et la probabilité de devenir un enseignant. La formation en économie a par ailleurs un impact sur l’opinion des enseignants quant aux bienfaits de l’économie de marché. Or la formation des juges est quasi exclusivement juridique. Le stage initial à l’entrée dans le cursus se déroule au sein d’un cabinet d’avocats ; par la suite, il n’existe aucune formation à l’économie, même minimale.

 

SOMMAIRE

Les cadres de l’Economie Sociale et solidaire : plus de femmes, des cadres plus âgés, aux promotions plus fréquentes et davantage de responsabilité hiérarchique que dans le secteur privé

 Hors enseignement, 16 % des salariés de l’ESS sont cadres (235 531 soit 11% du secteur privé), soit un taux d’encadrement proche de celui des autres entreprises du secteur privé.

60% des cadres de l’ESS travaillent dans des associations, 25% dans des coopératives, 11% dans des mutuelles et 4% dans des fondations.

Santé/action sociale et banques/assurances y sont bien plus fréquentes que dans le privé (45% contre 11) ; par contre, on y trouve nettement moins d’industrie, construction et commerce (22 contre 48%).

 

Deux points  les différencient du secteur privé : le taux de féminisation (34% des cadres du secteur privé sont des femmes, 47% dans l’ESS) et la pyramide des âges (24% des cadres du secteur privé ont plus de 50 ans contre 38%) ; plus du tiers de l’encadrement de l’ESS devrait être renouvelé d’ici 10 ans.

 

>bac

Bac+2

Bac+3 et 4

Bac +5 et au-delà

Total

ESS

4

11

26

59

100

Secteur privé

6

14

20

60

100

Les cadres de l’ESS ont un niveau de diplôme équivalent à celui de l’ensemble des cadres du privé, alors même qu’ils sont plus âgés : les formations continues diplômantes semblent davantage utilisées dans l’ESS qu’au global du secteur privé (36% des cadres de l’ESS ont obtenu leur diplôme le plus élevé en formation continue, contre 24% de l’ensemble des cadres).

 

Les cadres de l’ESS se distinguent de ceux du privé quant aux filières de formation suivie : 43% des cadres de l’ESS sont titulaires d’un diplôme universitaire, contre 37% de l’ensemble des cadres.

La proportion de diplômés d’écoles de commerce est très proche (respectivement 12% et 13%), alors que la proportion de diplômés d’écoles d’ingénieurs est deux fois moins importante  (14% contre 28).

Les cadres de l’ESS sont davantage diplômés d’écoles de spécialité ou d’autres cursus (instituts d’études politiques, Conservatoire national des arts et métiers, instituts de gestion sociale, École des hautes études en santé publique…), 28% des cadres contre 18% de l’ensemble des cadres ; ils sont davantage diplômés en sciences humaines et sociales, en gestion-comptabilité, environnement-agronomie et dans des formations spécialisées en social, médical ou culturel mais moins  en informatique, sciences et technologies et commercial.

 

Les cadres de l’ESS ont très majoritairement accédé au statut de cadre au cours de leur carrière (65%  à la faveur d’une mobilité, externe ou interne, contre 52%) ; 35% l’étaient au début de leur carrière contre 48% pour le privé.

 

Plus d’un tiers des cadres de l’ESS occupent un poste en Gestion, finance, administration, deux fois plus que l’ensemble des cadres ; en revanche, ils sont sous-représentés dans trois fonctions qui regroupent au global la moitié des effectifs cadres du privé : Commercial-marketing, Informatique et Études-R & D (26% des cadres de l’ESS).

 

 

50% des cadres de l’ESS sont salariés dans une entreprise de moins de 250 salariés contre 40% au global pour les cadres du privé. Ils travaillent également plus souvent dans une entreprise mono-établissement (35% contre 25%) ; 25% (contre 40% pour le privé) travaillent dans une entreprise de plus de 1 000 salariés.

Ils sont nettement moins tournés vers l’international (20% contre la moitié).

 

De ce fait, les cadres de l’ESS ont davantage de responsabilités hiérarchiques : six cadres sur dix encadrent une équipe, contre 42% pour le privé et 58% déclarent avoir la gestion en propre d’un budget (contre 42% pour le privé).

 

 

La proportion de cadres de l’ESS ayant connu une mobilité au cours des dix dernières années est proche de celle de l’ensemble des cadres du privé ; 63% des cadres indiquent avoir changé volontairement d’entreprise ces dix dernières années, qu’ils travaillent ou non dans l’ESS.

 

Globalement les salaires des cadres de l’ESS sont un peu  plus faibles et ce malgré une moyenne d’âge plus élevée. En 2011, le salaire annuel brut médian s’est élevé à 46 k€ contre 48 k€ pour le privé. 80% de leurs salaires sont compris entre 31 et 74 k€, une fourchette plus resserrée que celle de l’ensemble du secteur privé (33 à 80 k€).

Les écarts de salaire entre hommes et femmes cadres sont proches observés pour les deux secteurs.

 

70% des cadres de l’ESS déclarent être satisfaits de leur situation professionnelle (contre 67%) ; ils le sont toutefois un peu  moins quant à l’intérêt de leur poste (75 contre 8%) ; ils sont plutôt satisfaits des relations avec leur supérieur hiérarchique (68%), modérément sur  les perspectives de carrières (38%).

 

 

SOMMAIRE

Les personnes passées par un contrat aidé du secteur marchand sont nettement plus souvent en emploi que celles passées par le secteur non marchand ; les bénéficiaires de minima sociaux sont moins souvent en emploi que les autres.

L’enquête porte sur les demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE au printemps 2005, recrutés, entre cette date et le printemps 2007, sous l’un des quatre contrats aidés issus de la loi de cohésion sociale :

 

En difficulté d’accès à l’emploi

Bénéficiaires minima sociaux

Secteur marchand

CIE

CI-RMA

Secteur non marchand

CAE

CAV

Un tiers des demandeurs d’emploi entrés en contrat aidé du secteur non marchand déclarent avoir auparavant « alterné des courtes périodes d’emploi, de chômage et d’inactivité », 30 % avoir connu le chômage ou l’inactivité de façon continue ou quasi continue, contre respectivement 26 % et 16 % dans le secteur marchand ; un tiers a été « principalement ou toujours en emploi « contre la moitié des demandeurs d’emploi entrés dans un contrat aidé du secteur marchand.

 

Les enquêtés ont répondu majoritairement qu’ils voulaient « travailler à tout prix » (entre 50 % et 60 % d’entre eux selon le contrat). Un tiers souhaitaient plutôt « travailler dans un domaine précis ou dans leur qualification ». Les autres déclaraient envisager de suivre une formation pour trouver ensuite un emploi (7 à 12%)  ou créer leur propre entreprise (3 % de ceux entrés ensuite dans un contrat du non-marchand, 5 % dans le marchand).   Juste avant d’entrer en contrat aidé, la quasi-totalité des demandeurs d’emploi n’avaient pas d’autre proposition d’embauche (83 à 87%). Hors cela, la raison principale qui a conduit à ce contrat est :  

Ne pas rester à ne rien faire L’emploi correspond aux souhaits L’amélioration financière Acquérir de l’expérience
31 à 37% 16 à 27% 16 à 20% 9 à 16%

 À la sortie de leur contrat aidé, comme dans les mois qui suivent, les personnes passées par un contrat du secteur marchand sont plus souvent en emploi que celles passées par un contrat du secteur non marchand ; les bénéficiaires de minima sociaux sont moins souvent en emploi que les autres.

  CIE CI-RMA CAE CAV
Fin du contrat aidé Sortie 6 mois 12 mois Sortie 6 mois 12 mois Sortie 6 mois 12 mois Sortie 6 mois 12 mois
En emploi 70 75 74 56,5 60,5 61 41 50 53 26 33 37
    Dont aidé 1 1,7 2,2 1,3 2,6 2,6 3 5,4 7,3 3,3 5,4 6,6
En formation 0,7 1,1 1,7 1,3 1,4 1,4 6 6,9 5,4 3,6 5,1 4,1
En chômage ou inactif 29 24 24 32 38 38 53 43 41 70 62 58
                         

 Immédiatement à la sortie de leur contrat aidé, respectivement 41% et 26% des sortants de CAE et de CAV (secteur non marchand) sont en emploi, contre 70% et 57% des sortants de CIE et de CI-RMA (secteur marchand).  Après un contrat du secteur marchand, la proportion de bénéficiaires en emploi évolue d’ailleurs relativement peu au cours du temps (de 70% à la sortie d’un CIE à 74% un an après et de 57% à la sortie du CI-RMA à 61% un an après).

 

SOMMAIRE

En 2011, 16 % de l’ensemble des salariés (3,3 millions des personnes) déclarent vouloir travailler davantage ; des candidats pour l’auto-entrepreneuriat ?

Ceux qui sont à temps complet souhaitent surtout travailler plus dans leur entreprise (82%) et 18% dans une autre modalité (trouver un autre emploi, ou un emploi additionnel) ; ceux qui sont à temps partiel sont 66% à souhaiter le faire dans leur emploi actuel et 34% selon une autre modalité.

 

Sept métiers se distinguent dans lesquels plus d’un salarié sur quatre déclarent souhaiter travailler davantage : professionnels de l’action culturelle, sportive et surveillants, aides à domicile et employés de maison, caissiers et employés de libre service,  employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie et de la restauration, agents d’entretien et  vendeurs.

 

Les raisons de ces souhaits :

– Ce sont pour 30% des salariés à temps partiel (soit 1,1 million de personnes), dont un sur deux travaille moins de 15 heures par semaine, contre 20% pour ceux qui travaillent 35 heures.

–  La recherche d’un rémunération plus élevée : les salariés appartenant au quart le mieux payé  souhaitent moins souvent travailler davantage que ceux appartenant au quart le moins bien rémunéré (12 % contre 17 % pour les salariés à temps complet, 19 % contre 43 % pour les salariés à temps partiel) ;  les ouvriers et, dans une moindre mesure, les employés sont trois fois plus nombreux en proportion que les cadres à déclarer vouloir travailler davantage

–  les salariés en contrat précaire souhaitent deux fois plus souvent travailler plus, que les salariés en CDI.

– L’âge : 20% des 16-29 ans déclarent vouloir travailler plus, alors qu’ils ne sont que 7% parmi les 50-64 ans. Ces proportions sont respectivement de 55% et 23% pour les salariés à temps partiel.

L’absence de patrimoine : les locataires souhaitent deux fois plus souvent travailler davantage que les propriétaires, à temps partiel comme à temps complet (au total, 23 % des locataires contre 11 % des propriétaires).

Le sexe : à temps partiel comme à temps complet, les hommes désirent plus souvent augmenter leur temps de travail que les femmes (15% contre 11% pour les temps complets, 40% contre 28 % pour les temps partiels). Les femmes qui ont au moins un enfant en bas âge souhaitent moins souvent travailler davantage que les femmes ayant des enfants plus âgés ou n’ayant pas d’enfant. De même, les femmes en couple souhaitent moins souvent travailler davantage que les femmes célibataires. Ces effets ne se retrouvent pas chez les hommes. Cependant, comme les femmes travaillent beaucoup plus souvent à temps partiel que les hommes, elles représentent la grande majorité des salariés à temps partiel souhaitant travailler davantage (80 %). À l’inverse, les hommes représentent une part conséquente des salariés à temps complet souhaitant travailler plus (64 % contre 36 % pour les femmes).

 

Les salariés désirant travailler plus réussissent-ils à augmenter leur temps de travail ?

Une minorité parvient à augmenter son temps de travail : 27 % des salariés à temps partiel qui avaient déclaré souhaiter travailler plus cinq trimestres auparavant ont augmenté leur temps de travail (17% sont même passés à temps complet) contre 7 % des salariés à temps complet. Ces salariés sont très majoritairement restés dans la même entreprise.

Lorsque les salariés connaissent une hausse de temps de travail conforme à leurs souhaits initiaux, la très grande majorité d’entre eux ne souhaitent plus augmenter leur temps de travail. Lorsque cette hausse a lieu, elle est inférieure aux souhaits exprimés dans plus de la moitié des cas et ces salariés continuent à vouloir travailler plus au bout de cinq trimestres (48 % de ceux à temps complet et 65 % de ceux à temps partiel).

la hausse de rémunération : près de 90% des salariés à temps partiel et près de 70% des salariés à temps complet qui souhaitaient travailler plus en première interrogation et augmentent effectivement leur temps de travail au bout de cinq trimestres connaissent aussi une hausse de leur salaire mensuel réel ; cette dernière n’est proportionnelle ou supérieure à la hausse des heures que pour un tiers des salariés à temps complet et la moitié des salariés à temps partiel ; les modifications du temps de travail observées ne correspondent pas principalement à des heures supplémentaires rémunérées.

À court terme, la persistance de l’insatisfaction est donc forte : 60 % des salariés à temps partiel qui souhaitaient travailler plus, et sont encore en emploi cinq trimestres plus tard, expriment toujours le même souhait ; c’est également le cas de 50 % des salariés à temps complet.

 

SOMMAIRE

Quelles sont les trajectoires professionnelles des salariés à la suite d’une démission, d’une fin de contrat ou d’un licenciement ?

 Source : enquête Formation et Qualification Professionnelle (FQP), sous-population composée de personnes salariées en 1998, qui ont connu une rupture de la relation d’emploi, hors départ en retraite, au cours des douze mois qui suivent (9,6 % des salariés public et privé compris), et observées sur une durée de 4 ans ; le nombre de mobilités externes sur la période (changements d’employeur ou passages de l’emploi au non-emploi, que ce soit chômage ou inactivité) est ensuite observé ; la durée moyenne en emploi est de 33 mois sur 48.

 

53% étaient au moment de la rupture en CDI (24% ont démissionné, 29% ont été licencié) et 47% en CDD (33% des salariés ne souhaitaient pas renouveler le CDD, contre 14% pour les employeurs).   Quatre situations ont été définies en combinant la durée en emploi et le nombre de mobilités externes :

– les trajectoires de forte rotation (38%) en moyenne 8 mobilités sur la période, mais 35 mois en emploi en moyenne

-les situations d’emploi durable (26%), définies par au moins 46 mois d’’emploi sur les 48 possibles (moyenne de 47,8 mois), au plus, une mobilité externe

– les situations intermédiaires (20%) associent une ou deux mobilités externes à des durées passées en emploi (en moyenne 33 mois)

– les situations de non-emploi durable (16%), une durée moyenne en emploi de 1,7 mois (soit plus de trois ans de chômage ou d’inactivité)

 

Parmi les personnes qui ont retrouvé un travail, celui-ci s’inscrit dans la stabilité au regard du travail précédent ; toutefois une minorité a connu une amélioration :

Evolution

des salaires

dans la CSP

dans la charge d’encadrement

dans l’intensité du travail

Stabilité

48,5

63,4

80,2

50,2

Hausse, promotion

37,2

23,7

12,2

27,0

Diminution, déclassement

14,3

12,9

7,6

22,8

 La typologie qui résulte des axes factoriels conduit à regrouper en 7 classes la diversité des trajectoires (combinaison de l’évolution de l’emploi d’une part et leur orientation ascendante, stable ou descendante, d’autre part).

Ces 7 classes peuvent se regrouper 3 groupes, celui des carrières ascendantes (promotion et rotation promotion avec 26%), celui des carrières plutôt stables (stabilité en emploi et emploi-chômage long, 39%), et celui des carrières descendantes (rotation déclassement et déclassement avec 35%)

 

1 La classe des promotions (9,6% des salariés concernés) est composée de salariés jeunes (62 % ont moins de 30 ans), masculins (près de 70% sont des hommes) et très diplômés. Ils proviennent davantage de grandes entreprises, notamment de l’industrie, des services financiers et immobiliers ou des services  aux entreprises. Plus qu’ailleurs, des possibilités de promotion sont possibles dans ces entreprises.

A noter la spécificité des ouvriers non qualifiés, qui après un emploi d’insertion accède à un emploi stable et plus qualifié, parfois en compensation d’un déclassement initial.

 

2 La classe des rotations promotion (16%) est également plus souvent le fait de salariés jeunes (62 % ont moins de 30 ans) et masculins, mais contrairement à la classe précédente il n’y a pas de surreprésentation des diplômés. Le fait d’être étranger ressort  comme un handicap pour accéder à ce type de promotion. Il s’agit davantage de salariés d’entreprises de taille moyenne (de 50 à 500 salariés). Ces rotations promotionscorrespondent aux employés du public, aux employés des services aux particuliers et, encore plus fortement, aux ouvriers non qualifiés ; à l’inverse, ce type de trajectoire est particulièrement peu fréquente pour les cadres et professions intermédiaires.

Ces trajectoires font davantage suite à des emplois à temps partiel, qui permettent une possibilité d’augmentation des revenus par un passage à temps plein.

 

3 La troisième classe, stabilité en emploi(s) avec 25,7 % des salariés, la plus importante en nombre ; en moyenne, ils ont connu 4 mobilités externes ; ces trajectoires correspondent à une « carrière » horizontale pour des salariés en CDD ou en intérim, malgré la précarité de leurs conditions d’emploi et d’éventuels longs épisodes de chômage. Ces trajectoires correspondent moins que les précédentes à des profils bien identifiés d’emploi et de salariés.

Ce sont plutôt des ouvriers qualifiés, du bâtiment ou des travaux publics.

 

4 La classe emploi-chômage long (13,5%) correspond à des trajectoires où le retour en emploi ne s’effectue qu’accompagné d’une (ou deux) période(s) de chômage longues (14 mois en moyenne). Elle est davantage composée de femmes (54 %, contre 46 % en moyenne), de salariés de 40 à 50 ans, plutôt peu diplômés (CEP-BEP), et concerne des emplois situés dans le secteur du commerce ; mais également de l’éducation, santé, et action sociale ou du travail à domicile, dans des entreprises de moins de 10 salariés, avec des postes plus souvent  à temps partiel.

Pour les femmes d’âge moyen, nombreuses dans cette trajectoire, cela peut traduire des comportements de retrait temporaire de l’activité (en lien avec la présence d’enfants en bas âge)

 

5 Les trajectoires de rotation  déclassement, 7 changements d’emploi en moyenne (8,3% des salariés) sont typiques des jeunes salariés : 57,5 % ont moins de 30 ans, contre 47 % en moyenne. Elles concernent également davantage les salariés ayant au plus un BEPC, les femmes, avec une surreprésentation des emplois en petites entreprises. Les professions intermédiaires du privé et employés de commerce connaissent également plus souvent que d’autres, ce type de trajectoire où les changements d’emploi répétés s’accompagnent d’un déclassement socioprofessionnel ou d’une diminution des revenus du travail.

 

6 Le déclassement (11,4%) est typique de salariés âgés de 30 à 40 ans ; ce sont davantage le fait des plus diplômés (cadres et, plus encore, les professions intermédiaires suite à la rupture initiale de leur contrat de travail) ; ils sont plus nombreux dans les services. Les déclassements sont plus fréquents après avoir occupé un emploi dans une entreprise de taille moyenne ou grande.

Les anciennetés passées sont importantes (davantage de plus de cinq ans qu’en moyenne) ;  ce sont des situations d’emploi initiales stables et plutôt favorisées dans lesquelles les mobilités sont relativement rares et où les ruptures s’accompagnent d’un rebond difficile pour peu que l’on n’ait pas de ressources personnelles conséquentes.

 

7 Les retraits exclusions du marché du travail (15,4%),  avec moins de 12 mois de travail au cours des 4 dernières années, concernent davantage les salariés les plus âgés (1/4 ont 50 ans ou plus, contre 8 % en moyenne). Il s’agit aussi nettement plus de personnes pas ou peu diplômées, d’étrangers et de femmes (55 % contre 46 %) ; on observe davantage de travail à domicile, d’emplois de l’industrie ou des services peu qualifiés aux entreprises en grande entreprise.

L’ancienneté dans le poste occupé au moment de la rupture est élevée pour une part importante des salariés (37 % ont cinq ans ou plus d’ancienneté, contre 18 % en moyenne).

Ce sont des salariés avec peu de ressources à faire valoir pour retrouver un emploi (diplôme, expérience passée difficile à valoriser), pouvant parfois souffrir de discrimination sur le marché du travail (en raison de leur sexe ou de leur origine) et, pour certains, dont les emplois se situaient à la périphérie du monde salarié (travail à domicile, à temps partiel).

 

Les formes de rupture selon la trajectoire :

 

CDI

CDD (souhait non renouvellement)

En % de chaque classe

Démission

Licenciement

Du salarié

De l’employeur

Promotion

15,6

4,3

12,9

6,9

9,6

Rotation promotion

11,1

8,5

22,3

23,0

16,0

Stabilité emploi

34,0

16,1

28,1

24,3

25,7

emploi-chômage long

9,9

17,8

12,6

13,9

13,5

rotation  déclassement

6,6

4,5

8,3

12,6

8,3

déclassement

14,5

13,3

6,9

9,3

11,4

retraits exclusions

8,3

35,5

8,9

10,0

15,4

Ensemble

100

100

100

100

100

% des ruptures

29,4

24,5

13,8

32,3

100

           

Les salariés ne sont pas à égalité dans l’évolution de leur parcours professionnel ; le diplôme apparaît comme une ressource majeure. Les inégalités sont fortes entre des hommes auxquels les carrières sont ouvertes et des femmes pour lesquelles elles paraissent limitées ; les jeunes se divisent entre ceux qui parviennent à accéder à l’emploi (cadres, professions intermédiaires, ouvriers qualifiés) et ceux qui enchaînent des emplois instables. Les salariés plus âgés se répartissent entre ceux, minoritaires, qui parviennent à maintenir leur position professionnelle après la perte ou le départ de leur emploi, et ceux qui se trouvent de fait exclus du marché.

Les plus grandes entreprises offrent des ressources inégales à leurs anciens salariés : expérience acquise, mais aussi difficulté à rebondir après en être sorti ; à l’inverse, les petites ou moyennes entreprises conduisent plus souvent à des trajectoires heurtées, dont certaines permettent d’accéder à des emplois de qualification ou de salaire plus élevés.

 

  En résumé :

Salariés concerné Age Diplôme Femmes Etranger
>30 ans 30-50 ans <50 ans Au plus CEP/BEPC CAP-BEP Bac Au-delà
carrières ascendantes 62 34 à 37 1 à 3 20 à 35 24 à 29 18 à 22 17 à 34 32 à 43 4 à 5
Dont promotion 62 37 1 20 24 22 34 32 5
carrières plutôt stables 45 à 57 37 à 48 5 à 8 35 à 41 25 à 28 16 17 à 21 45 à 54 4 à 9
Dont stables en emploi 46 48 6 37 28 16 21 45 9
carrières descendantes 25 à 45 50 à 51 5 à 24 28 à 48 25 à 27 13 à 21 12 à 24 42 à 55 7 à 11
Dont retrait exclusion 25 50 24 48 27 13 12 55 11
Ensemble 47,5 42 8 36 27 17 20 46 7
                   

 

Salariés concerné CSP Champ Ancienneté
Cadre Profes interm Employé Ouv Qualif Ouv N Q Privé Public >6mois 6-18 mois 18 mois à 5 ans <5ans
carrières ascendantes 4 à 15 11 à 22 23 à 36 13 à 17 23 à 36 82 18 30 à 54 25 à 28 17 à 34 5 à 15
Dont promotion 15 22 23 17 23 82 18 30 25 34 15
carrières plutôt stables 7 à 13 15 à 21 29 à 41 18 à 25 17 à 19 81 à 83 17 à 19 36 à 56 23 à 25 19 à 27 9 à 19
Dont stables en emploi 13 15 29 25 17 83 17 38 23 23 19
carrières descendantes 12 à 20 17 à 40 19 à 38 17 3 à 16 82 à 85 15 à 18 29 à 35 16 à 22 16 à 22 23 à 37
Dont retrait exclusion 20 17 38 17 16 82 18 29 16 16 37
Ensemble 11 19 32 19 19 83 17 39 23 24 18
                       

 

Entreprise Taille Activité
0 à 9 sal 10 à 49 sal <50 sal Industrie Construction Commerce Serv aux entrep Serv personnes
carrières ascendantes 25 15 à 17 27 à 34 27 7 à 9 12 à 14 10 à 12 18 à 22
Dont promotion 25 17 34 27 9 14 12 18
carrières plutôt stables 26 à 28 20 à 27 43 à 47 19 à 27 5 à 11 12 à 17 8 à 10 22 à 25
Dont stables en emploi 26 23 47 22 8 12 10 23
carrières descendantes 21 à 22 17 à 22 54 à 55 15 à 24 6 à 7 14 à 15 12 à 14 19 à 27
Dont retrait exclusion 21 17 54 24 7 14 14 19
Ensemble 25 20 50 23 8 14 11 22
                 

 

SOMMAIRE

5,945 millions d’habitants actifs en 2007, 6,410 millions estimés en 2030 en Ile de France, une hausse de 466 000 actifs qui proviendrait des actifs de plus de 50 ans

 A l’horizon 2030, les 50 ans et plus représenteraient 27 % des actifs contre 23 % en 2007 ; les départs plus tardifs à la retraite, la progression de l’activité des femmes, notamment au-delà de 45 ans, et celle de l’apprentissage expliqueraient en grande partie la croissance de la population active. L’augmentation de l’activité des personnes de 60 ans ou plus expliquerait à elle seule 59 % de la croissance de la population active francilienne ; celle des 50 ans ou plus en expliquerait 85 %.

 

L’Ile-de-France serait la seule région de la moitié nord de la France dont la population active croîtrait significativement.

 

C’est en Seine-et-Marne et dans les Hauts-de-Seine qu’elle serait la plus forte ; en revanche, dans le Val-d’Oise et les Yvelines, elle serait limitée par le vieillissement. Noter la faible évolution de population à Paris, mais le taux d’activité de seniors le plus élevé et el rapport plus favorable entre actifs et inactifs. Le tableau classe les départements des taux d’évolution les plus élevés aux plus faibles :

 

Population active

Evolution Pop active

Taux activité des

15-69 ans

Rapport entre les actifs et les inactifs

 

2007

2020

2030

2020/2007

2030/2007

2007

2030

2007

2030

Ile de France

5 943 900

6 261 600

6 410 100

5,3

7,8

71,8

74,0

1,05

1,02

Seine et Marne

655 200

719 600

750 100

9,8

14,5

72,0

73,8

1,03

0,98

Hauts de Seine

807 400

879 500

912 500

8,9

13,0

74,0

75,8

1,10

1,09

Essonne

601 700

636 400

649 800

5,8

8,0

71,1

73,3

1,00

0,96

Val de Marne

663 900

701 800

716 000

5,7

7,8

71,9

73,8

1,04

1,01

Seine St Denis

735 000

772 400

791 800

5,1

7,7

69,6

71,5

0,96

0,94

Yvelines

697 000

728 100

741 600

4,5

6,4

70,9

73,5

0,99

0,95

Val d’Oise

582 400

607 200

617 300

4,3

6,0

71,1

73,1

1,01

0,95

Paris

1 201 300

1 216 600

1 231 000

1,3

2,5

72,8

75,9

1,22

1,22

                   

 

SOMMAIRE

1 666 bassins de vie structurent la France

 Les bassins de vie sont définis comme les plus petits territoires au sein desquels les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants ; Chaque bassin de vie est construit autour d’un pôle de services qui dispose au moins de la moitié des équipements de la gamme intermédiaire comme par exemple les supermarchés, les collèges et les postes de police ou de gendarmerie.

La quasi-totalité des 1 666 bassins de vie héberge par ailleurs tous les types d’équipements de proximité comme les commerces de proximité, les écoles ou encore les professionnels de la médecine de premier secours.

 

En 2012, 1 666 bassins de vie structurent le territoire national, dont 1 287 sont qualifiés de ruraux au sens des critères adoptés par la Commission européenne ; Ils concentrent plus des deux tiers des communes françaises, soit 78% de la superficie du pays, mais seulement 31% de sa population ; leur densité de population est huit fois moindre (41 habitants au km² contre 315), mais la population y a augmenté 1,5 fois plus vite qu’en milieu urbain.

La moitié des habitants des bassins de vie ruraux mettent moins d’un quart d’heure aller-retour pour accéder aux équipements de la gamme intermédiaire et plus d’une demi-heure pour ceux de la gamme supérieure. En revanche, les équipements de santé et de loisir nécessitent près de trois quarts d’heure aller-retour. La moitié des habitants met plus de 1 h 20 aller-retour pour accéder aux équipements du domaine de l’éducation.

 

SOMMAIRE

Le taux de fraude sur les carte bancaires est très faible (0,077%) mais en hausse de 12%

 Les statistiques calculées par l’Observatoire portent sur :

• 485,2Md€ de transactions réalisées en France et à l’étranger au moyen de 64,7M de cartes de type « interbancaire » émises en France

• 18,8Md€ de transactions réalisées (principalement en France) avec 21M de cartes de type « privatif » émises en France

• 29,6Msd€ de transactions réalisées en France avec des cartes de paiement de types « interbancaire » et « privatif » étrangères.

 

En 2011, le montant total des paiements par carte s’élève à 533,7Md€, en croissance de 7% par rapport à 2010. Le montant total de la fraude est quant à lui en forte augmentation (+ 12% par rapport à 2010) pour s’élever à 413,2M€ en 2011.

Le montant moyen d’une transaction frauduleuse est également en augmentation, pour s’établir à 130€ contre 122€ en 2010. La progression du taux de fraude est constatée de manière équivalente sur les cartes de type « interbancaire » ou « privatif ».

Noter que 23 % des transactions de paiement sur Internet sont sécurisées par des dispositifs d’authentification non rejouable.

 

Le taux de fraude s’établit pour l’année 2011 à 0,077 %, en légère augmentation pour la quatrième année consécutive, correspondant à un montant total de fraude de 413,2M€ (contre 0,074% et 368,9M€ en 2010).

Alors que la fraude à l’international est en léger recul, cette hausse de la fraude s’explique au niveau national par deux tendances principales :

– une augmentation de la fraude sur les paiements à distance, et notamment sur le canal Internet (0,341%) ; l’augmentation est plus modérée pour les paiements à distance effectués par courrier ou par téléphone. L’ensemble des paiements à distance, qui représente 8,4% de la valeur des transactions nationales, compte ainsi pour 61% du montant de la fraude.

– Cette tendance s’accompagne d’une poursuite de l’augmentation du taux de fraude sur les retraits qui atteint désormais 0,029%. Elle s’explique en particulier par une augmentation des vols de carte avec code confidentiel.

 

La typologie définie par l’Observatoire distingue les origines de fraude suivantes :

numéro de carte usurpé (60% des montants soutirés) : le numéro de carte d’un porteur est relevé à son insu ou créé par « moulinage » (à l’aide de générateurs aléatoires de numéros de carte) et utilisé ensuite en vente à distance

• carte perdue ou volée (36% des montants soutirés): le fraudeur utilise une carte de paiement obtenue suite à une perte ou un vol

• carte falsifiée ou contrefaite (2,3%) : une carte de paiement authentique est falsifiée par modification des données magnétiques, d’embossage ou de programmation ; une carte entièrement fausse est réalisée à partir de données recueillies par le fraudeur

• carte non parvenue (0,5%) : la carte a été interceptée lors de son envoi par l’émetteur à son titulaire légitime

 

SOMMAIRE

Les plaintes des consommateurs dans les dépannages de la vie courante (fuites d’eau, panne d’électricité, serrure à changer, etc.) ont augmenté de 62% depuis 2008

 Le secteur du dépannage urgent à domicile est la cause de 1,5% des plaintes de consommateurs en France en 2012  contre seulement 0,5% en 2008 ; on est passé de 997 plaintes à 1617 plaintes au niveau national (hausse de 62%).

La pratique dénoncée était en majorité en 2008, un manquement à l’information générale sur les prix et les conditions de vente. En 2012 la pratique dénoncée est celle du démarchage à domicile ou téléphonique (59%), puis les litiges contractuels (13%),  avec la contestation du prix ou du montant de la facture.

Alors que les prix à la consommation du secteur des services pour l’entretien et la réparation courante du logement ont grimpé de 7,6% entre 2008 et 2011, l’indice des prix à la consommation de l’ensemble des biens et services n’a augmenté que de 3,8%.

Les professionnels de ces secteurs ont tendance à surfacturer leurs prestations ou en tout cas à être en position de force vis-à-vis du consommateur pour augmenter leurs prix ; en effet, il y a peu de concurrence sur ce marché ; le consommateur est captif car peu d’entreprises offrent un service de dépannage urgent à domicile, à n’importe quelle heure (entre 20 heures le soir et 8 heures le matin) et n’importe quel jour (week-end et en particulier le dimanche, et les jours fériés).

 

SOMMAIRE

52 % des Français aspirent à consommer mieux

 25% des français se déclarent satisfaits de la manière dont ils consomment et ne souhaitent pas changer leurs habitudes. 22% seulement aimeraient pouvoir consommer plus, souvent des personnes jeunes (30 % chez les 18-30 ans), soumises à une forte contrainte budgétaire.

52% des Français aspirent à consommer mieux ; parmi eux, 30% voudraient consommer moins mais mieux. L’aspiration à consommer autrement est plus forte au sein des catégories socioprofessionnelles supérieures et les populations fortement diplômées.

L’aspiration à consommer plus est très nettement rattachée à la mise en avant de valeurs matérialistes : l’argent, la réussite, le travail, le plaisir. À l’inverse, l’aspiration à consommer mieux, voire à consommer moins, est davantage associée aux valeurs de partage, de liberté, de justice, de solidarité ; ces personnes affichent en moyenne une plus grande satisfaction à l’égard de leur  existence.

 

Consommer autrement : une réalité largement partagée

 

– Acheter des produits d’occasion est le fait de plus de 60% des Français. La vente d’occasion est à peine moins courante (49%) ; 44% des achats de produits d’occasion ont été effectués auprès d’un particulier via un site Internet, loin devant les brocantes et vide-greniers (19%) ou la petite annonce  (4%).

 

– L’emprunt touche un Français sur deux, plus particulièrement les plus jeunes. Il s’effectue avant tout au sein du cercle de socialité (amis, famille, voisins…) et  porte le plus souvent sur des produits culturels ou du matériel pour le bricolage, peu les voitures (10%). 62% des consommateurs interrogés se déclarent intéressés par l’idée d’un service de prêt de produit ou de matériel qui pourrait être créé à l’échelle du quartier, et autant seraient disposés à mettre à disposition certains produits leur appartenant.

 

– 37% déclarent avoir pratiqué au cours des 12 derniers mois l’achat groupé via des sites Internet spécialisés.

 

– 14% des consommateurs affirment avoir déjà acheté un produit à plusieurs (avec des amis, des collègues, des voisins…), pour en partager l’usage, le matériel pour le bricolage ou l’aménagement de la maison arrivant en tête.

 

– 38% des Français interrogés admettent qu’il leur est arrivé au cours des 12 derniers mois de récupérer des objets jetés ou déposés sur les trottoirs (dont seulement 4% « souvent »).

 

– 19% affirment avoir procédé à la location d’au moins un produit (hors automobile) au cours des 12 derniers mois ; d’ailleurs, 83% de Français s’accordent autour de l’idée qu’« aujourd’hui, l’important c’est de pouvoir utiliser un produit plus que de le posséder ».

 

– 29% des consommateurs achètent systématiquement ou fréquemment des produits bio et 21  des produits issus du commerce équitable.

 

– 5% déclarent être membres d’une AMAP avec une forte surreprésentation des CSP+; mais  40% affirment acheter « souvent » ou « parfois » des produits alimentaires en se rendant directement chez l’exploitation (achat à la ferme, chez le producteur) et 52% fréquentent les marchés paysans.

 

– Les systèmes d’échange local (associations organisant l’échange entre particuliers de biens, de services et de savoirs sans recours à la monnaie) ne concernent que 4% des personnes interrogées, mais cette formule suscite l’intérêt de 71% des personnes interrogées.

 

Le degré d’engagement des consommateurs dans les pratiques de consommation émergentes est très lié à leur degré de sensibilité aux questions environnementales,  mais ce type de consommation est souvent une solution pour « consommer malin », nettement corrélé à l’intensité de la contrainte budgétaire.

 

 

Une typologie fait  apparaître un premier clivage : d’un côté ceux engagés dans ces formes de consommation émergentes, et de l’autre,  les « Passifs » qui restent très largement à l’écart de ces nouvelles manières de consommer,  avec une surreprésentation des CSP-.

Les 53% des Français significativement engagés dans les pratiques de consommation émergentes, sont décomposés en trois groupes :

 

• Les « Bioéthiques » : très engagés dans la consommation de produits bio et issus du commerce équitable, et peu portés vers le reste des pratiques de consommation émergentes ; les 2/3 ont plus de 50 ans, sont  souvent « à l’aise » financièrement ; Ils sont très engagés dans l’achat responsable et affichent une très forte sensibilité environnementale.

 

• Les « Éclectiques » se caractérisent par un grand nombre de pratiques de consommation émergentes, en particulier l’emprunt, l’occasion, l’achat groupé ou le glanage. En revanche, leur consommation de produits bio ou issus du commerce équitable ne s’écarte pas de la moyenne et ils ne participent ni aux AMAP ni aux SEL. Ils ne forment pas une catégorie homogène. Ils sont plutôt plus jeunes que la moyenne et sont de gros utilisateurs d’Internet dans leur consommation ; leurs  pratiques  ne semblent pas dictées par un quelconque système de valeurs ou une posture générale à l’égard de la consommation ; elles s’imposent plutôt avec pragmatisme comme un mode de consommation ordinaire.

 

• Les « Radicaux » témoignent d’un fort engagement (dimension de solidarité et de partage) ; ils sont souvent membre d’une AMAP et/ou d’un SEL. On observe une surreprésentation des CSP+  et une sous représentation des plus de 60 ans. Ils sont très utilisateurs d’Internet et enclins à l’achat responsable, en cohérence avec une forte sensibilité environnementale.

 

 

 

SOMMAIRE

Le contrat d’engagement entre les professionnels de la restauration et l’Etat semble avoir été assez peu « productif »

 Le secteur de la restauration représentait, en 2010, plus de 203 000 entreprises et plus de 728 000 actifs, dont 590 000 salariés, soit 2,8% de l’emploi en France métropolitaine. Avec un chiffre d’affaires de 58,5Md€ et une valeur ajoutée de 1,7% du PIB. Il représente en effet 13,5% des dépenses du tourisme « récepteur » (correspondant aux dépenses des visiteurs étrangers) :

Insee-Esane 2010

Nbre d’unités légales

Effectifs salariés

Effectifs en

EQTP

CA HT

en Mil€

Valeur ajoutée

En Mil€

Investissements

en Mil€

Restauration traditionnelle

95 895

354 926

288 429

29 736

14 352

1 428

Restauration rapide

49 072

139 334

92 664

10 437

3 947

864

Débit de boisson

48 223

56 726

41 300

6 823

3 084

453

Traiteurs

7 407

24 289

17 777

2 265

901

76

Cafétérias, libres-services

2 132

37 504

26 799

2 440

1 018

115

Autres services

647

88 244

76 272

6 847

3 270

128

Total

203 375

 701 024

543 241

58 458

26 572

3 063

 Un contrat dit « d’avenir » a été signé entre le précédent Gouvernement et les organisations professionnelles de la restauration en avril 200 et renouvelé en 2011 jusqu’en juillet 2015.

 

Les prix pratiqués dans la restauration traditionnelle

-Selon la DGCCRF (interrogation de 3 620 établissements et contrôle de 21 651 produits en 2009) 63% des restaurants visités n’ont pas apposé la vitrophanie « la TVA baisse les prix aussi ». Parmi les 37% qui l’ont affiché, 10% n’ont en réalité baissé les prix que sur un seul produit.

 

Un peu plus de la moitié des établissements (55%) ont appliqué des réductions de prix sur au moins 7 produits, avec une baisse moyenne de 4%.  À l’opposé, plus du tiers des établissements n’ont affiché aucune réduction de prix.

Au 30 juin 2012, la baisse n’a été en moyenne que de 1,28%, en deçà des objectifs (-3,15%) ; les régions Champagne Ardennes, Centre, Lorraine, Picardie et Basse-Normandie ont affiché le plus de prix en baisse, au contraire des régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Île-de-France, Corse et Rhône-Alpes. 

 

Selon les associations de consommateurs, la moitié des restaurants traditionnels n’a pratiqué aucune baisse des prix et seulement de 11 à 25% ont respecté l’engagement :

  Pas de réduction de prix Réduction de prix plus faible que l’engagement Respect de l’engagement Hausse des prix Pas d’information
Enquête CLVC 2009 49 20 20   10
Enquête CLVC 2011 56 31 11   2
Enquête UFC 50 15 25 10  

L’objectif emploi semble atteint avec  50 000 emplois crées sur la période de l’engagement :

Le contrat d’avenir a été construit en retenant comme hypothèse une moyenne de création nette d’emplois pour l’ensemble  du secteur de l’ordre de 15 000 par an sur les dix dernières années, y ajoutant l’engagement de la création sur deux ans de 40 000 emplois additionnels à ces 15 000 annuel.  Les estimations en emplois salariés  de l’INSEE pour le secteur (série CVS) font état de la «création nette» de 48 800 emplois, ce qui indiquerait l’objectif atteint. Toutefois l’évaluation est peu aisée (la notion de pérennité des emplois reste floue du fait de fort taux de rotation), dans un contexte de fortes fluctuations de l’emploi (pertes d’emploi  les 12 mois précédant l’entrée en vigueur du contrat d’avenir, alors que les années précédentes le secteur connaissait une tendance de plus de 20 000 créations d’emploi annuelles).

 

Par ailleurs, entre 2009 et 2011, 3 786 contrats de formation en alternance supplémentaires ont  été signés. Les résultats sont en dessous des attentes en matière de formation, avec notamment 3 800 nouveaux apprentis contre les 20 000 promis (une hausse moyenne de 4,8% entre 2008 et la moyenne 2009-2011). Une des raisons avancées pour expliquer ce faible chiffre au regard des objectifs est le fait que les places en centres de formation n’existeraient pas en nombre suffisant ; 19 500 demandes de jeunes n’auraient pu ainsi aboutir ces 4 dernières années.

 

  En termes d’investissements, les indicateurs prévus au contrat d’avenir n’étaient pas adaptés pour évaluer des engagements. Le rapport constate une sous-exploitation du fonds de modernisation de la restauration ; ces fonds ont été utilisés à des fins de valorisation du secteur et non pour inciter à sa modernisation.

 

 

SOMMAIRE

Le bio connait une faible progression depuis 6 mois, alors que celle-ci était fort favorable antérieurement

 La progression du chiffre d’affaires n’a été que de 1,9% au semestre qui vient de s’écouler, contre 10,9% le semestre précédent ; il en est de même du flux de marchandises vendues (+1,2% contre 7,6).

 

Se nourrir Bio coûte 64% plus cher que se nourrir de manière conventionnelle, même si le différentiel de prix se réduit marginalement entre 2011 et 2012 avec une augmentation des prix du Bio de 1% contre 2,3% sur les autres produits. 

La période se prête donc assez mal à une conversion même partielle ou à une augmentation de la part des achats Bio dans nos achats totaux. Pour continuer à progresser, il doit s’intégrer dans un concept plus global de consommation solidaire et responsable.

 

SOMMAIRE

L’Observatoire des start-up françaises des cleantech Novembre 2012

 415 start-up actives recensées créées depuis 2007 (5 ans ou moins) dans l’agriculture, la chimie verte, l’air-environnement-carbone, l’eau et déchets, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, le stockage d’énergie…90 start-up ont répondu à un questionnaire en octobre – novembre 2012.

 

1/3 des Start up sont dans les nouvelles énergies où le solaire domine.

Aux cotés des 415 sociétés, 32 sociétés sont en liquidation. 39% sont localisées en Ile de France.

La moitié en sont au stade de la commercialisation ; 27% sont présentes à l’international ; 41% ont fait un dépôt de brevet en 2012. En majorité, ces start-up ont moins de 10 salariés (69% dont 41% moins de 5) et seulement 12%, plus de 20 salariés. La moitié a embauché au moins 6 salariés ; les salariés embauches l’ont été à 89% en CDI et 16% en CDD. Par contre, les embauches sont en retrait au regard des prévisions :

 

Pas de salarié

De 1 à 5

ST

De 6 à 10

Plus de 10

ST

T

Prévisions

5

43

48

24

27

51

100

Réalisations

16

59

75

14

9

23

100

Prévisions 2013

9

57

63

19

12

31

 

Leur chiffre d’affaires a pour 68% augmenté de plus de 20% au regard de 2011 (dont 46% d’entre elles, plus de 50%), mais il est pour les ¾ en-deçà de leurs prévisions :

 

<de 20 000€

De 20

à 100 000€

ST

De 100 à

500 000€

De 500 à

1milion

Plus de 1 million

ST

T

Prévisions

24

11

35

29

11

26

75

100

Réalisations

31

29

60

16

10

14

34

100

 Le financement public est vital : 82% en ont bénéficié (37% un montant >à 200 000€, 17% de 200 à 500 000€ et 13% plus de 500 000€). La moitié juge utile la création de la BPI, 17% inutile, alors que 29% ne savent pas.  52% ont aussi un prêt bancaire.

36% ont bénéficié d’une levée de fonds, alors que les ¾ en avait prévu une. Cette levée de fonds est pour 20% inférieure à 200 000€ et pour 16% supérieure. Les investisseurs sont pour 55% des business angels, pour 51% de fonds d’investissement et 24% des entreprises. En 2013, 53% envisagent de recourir à la levée de fonds.

 

Jeune Entreprise Innovante

Crédit Impôt Recherche

Pôle de compétitivité

Très utile

71

59

38

Moyennement

14

24

34

Peu ou pas

13

12

27

 

 

SOMMAIRE

Le FISAC, un appui aux collectivités locales et aux entreprises pour la modernisation des équipements commerciaux (15 180 opérations entre 1992 et 2011 dont 62% en milieu rural)

 L’article 100 de loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 donne une base législative au FISAC et confirme ainsi l’importance de ce fonds pour la création, le maintien et la modernisation du commerce, de l’artisanat et des services de proximité, en orientant de manière prioritaire ses interventions en milieu rural, dans les zones de montagne, dans les halles et marchés ainsi que dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

 

 Le fonds, d’un montant de 66,6 M€ (contre 65,5 M€ en 2010), concerne (voir les fiches Fisac pour les conditions précises) : D’une part des opérations locales: :

–  Les dépenses afférentes aux intérêts d’emprunts contractés par les communes pour l’acquisition de fonds artisanaux, de fonds de commerce, de baux commerciaux ou de terrains ( financées au taux maximum de 50%, et  80% dans les zones urbaines sensibles et dans les zones franches  urbaines), les dépenses d’études et de réalisation d’actions collectives (30% en investissement jusqu’à un plafond de 800 000 €), le recrutement d’un animateur (forfait de 15 000 €).

Les commerçants, pour financer des investissements (modernisation, sécurisation, accessibilité avec des taux maximum de 30 ou 40% selon les projets)

Le nombre d’opérations financées pour ces deux groupes de mesure, est passé de 713 en 2010 à 1011 (pour 1 570 dossiers reçus), en progression de 42% au regard de 2011. Les crédits consacrés aux opérations urbaines s’élèvent à 24,71M€ (dont 0,18M€ pour les quartiers en difficulté) pour 171 décisions, en hausse de 26% en budget affecté ; pour les opérations rurales, 840 décisions se sont concrétisées dans l’affectation de 31,75M€ (26,9M€ 2010, une hausse de 18%). Toutefois l’insuffisance des crédits budgétaires a conduit à reporter en 2012 un certain nombre d’opération.  

 

D’autre part, des opérations nationales telles :

* les actions de développement économique réalisées avec les chambres de métiers et de l’artisanat (11,4 M€ dont 0,161 pour l’APCMA), en diminution par rapport à la dotation de 2010 (12,7M€). L’action se focalise sur les priorités suivantes : la création, transmission et reprise d’entreprises (45% de la dotation), la promotion des actions en faveur du développement durable (27%), l’accessibilité des entreprises aux personnes handicapées (9%), la promotion de l’utilisation des TIC  (8%), la démarche qualité (8%), l’innovation et compétitivité (3%),

*un abondement de 8 M€, pour l’Etablissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (EPARECA), au profit des centres commerciaux dégradés, dans le cadre de la politique nationale de revitalisation des quartiers en difficulté.

*et  les Pôles d’innovation de l’artisanat (1,6 M€).

 

En 2011, les subventions Fisac, ramenées au nombre d’habitants ont concernées :

 

2,37€

De 1,56 à 1,81

De 1, 0 à 1,37

De 0,76 à 0,96

De 0,51 à 0,61

De 0,38 à 0,42

 

Poitou-Charentes

Limousin,

Haute-Normandie

Aquitaine,

Rhône-Alpes,

Franche-Comté

Auvergne,

Pays de la Loire,

Languedoc-Roussillon,

Centre,

Basse-Normandie

Champagne-Ardenne

PACA,

Alsace,

Bourgogne

Nord-Pas-de-Calais,

Bretagne,

Picardie,

Réunion,

Lorraine

Ile de France,

Midi-Pyrénées

 Sur la période 1992-2011, le montant des aides allouées s’élève à 1 257,86Mpour 15 180 décisions. La part relative aux dépenses d’investissement (661,28 M€) dépasse substantiellement celle afférente aux dépenses de fonctionnement (596,58 M€).

Les opérations conduites en milieu rural (63% des décisions, soit 9 552 opérations) représentent 28% du total des aides attribuées depuis 1992, soit 354,9 M€ ; en moyenne, sur les cinq dernières années, le montant moyen de l’aide directe aux entreprises s’élève à 9 746 € ; les aides (moyenne des 5 dernières années) aux collectivités territoriales sont pour les « Opérations rurales individuelles » de 47 500€ et pour les « opérations collectives de modernisation » de  118 500€.

Les opérations conduites en milieu urbain représentent  28 % des décisions (4 295 opérations) et 38% du montant total des subventions avec 474,05 M€ ; ce sont les communes de plus de 30 000 habitants qui ont bénéficié, en priorité, de ce dispositif (38% des subventions).

 

Les financements opérés entre le 01/02/2011 au 10/03/2012 se répartissent ainsi :

 

Communes

Fisac

Entreprises

Autres collectivités territoriales

Etat, UE…

Total

En%

33

23

17

16

11

100

 

 

 

 

SOMMAIRE

La finance solidaire a permis de soutenir 82 000 entreprises et 201 000 emplois en 10 ans

L’épargne solidaire a enregistré en 2011 une croissance de 15,2 % par rapport à 2010, l’encours s’établissant à 3,55 milliards d’euros à fin 2011,  en retrait par rapport aux années précédentes (+ 47,2 % en 2009 et + 28,32 % en 2010).

Avec un total de 879 millions d’euros en 2011, les investissements solidaires ont atteint huit fois leur niveau de 2002, et connaissent une progression annuelle de l’ordre de 30 %.

Les acteurs historiques tels que Habitat et Humanisme, France Active, l’Adie, La Nef, Garrigue et la SIDI représentent plus de la moitié des financements réalisés, avec l’appui de nouvelles structures en développement (Terre de liens, EHD 18, Babyloan…).

Selon Finansol et en ce qui concerne le soutien aux entreprises et à la création d’emploi, en dix ans, la finance solidaire a permis de soutenir 82 000 entreprises et 201 000 emplois.

 

 

SOMMAIRE

La micro-assurance en direction des créateurs d’entreprise :

Le cas des « Entrepreneurs de la Cité », fondation d’utilité publique, qui regroupe des associations d’aide à la création d’entreprise et des assureurs. Plusieurs activités : protection de la santé et des biens du micro-entrepreneur, assurance responsabilité civile pour les micro-entrepreneurs du bâtiment, service gratuit d’évaluation des risques du local professionnel, sensibilisation des entrepreneurs à la gestion et à la prévention des risques,  formation des réseaux prescripteurs d’aide à la création d’entreprise, à l’assurance et à la gestion des risques.

Une part importante des assurés réside en Rhône-Alpes (30%), région d’implantation originelle, avec développement sur l’ensemble du territoire depuis 2010.

 

L’entrepreneur doit répondre à plusieurs critères : avoir moins de trois salariés, moins de trois ans d’existence et un local inférieur à 100 m², avoir obtenu un financement de type microcrédit,  ou être accompagné par un réseau d’aide à la création d’entreprise.

 

Au cours de l’année 2011, la fondation a assuré près de 500 nouveaux clients (650 en 2010), en données cumulées 2 200 fin 2011 ; la fondation a accompagné et conseillé depuis 2007 près de 6 700 micro-entrepreneurs en termes de prévention ou de pédagogie des risques.

 

La population des assurés est majoritairement masculine (55%) avec une moyenne d’âge de 42 ans et exerce principalement dans des activités de services (43%) et de commerce (39%) ; avant la création, 81% étaient demandeurs d’emploi.

 

Les assurés, en 2011, ont adhéré pour la plupart (76%) à la garantie multirisque professionnelle ;

64% des assurés ont également souscrit une prévoyance et 37%  une complémentaire santé en 2011 ; 11% des assurés actifs ont déclaré un sinistre (arrêts de travail, suite à un accident ou une maladie, risque professionnel tel dégât des eaux, incendie, responsabilité civile, vol,…)

 

Adie-Axa-Macif   fin 2011, 1 061 clients actifs  dont 56% sont des commerçants ; 54% sont au RSA, 17% n’ont aucun revenu, 20% bénéficient de l’aide du retour à l’emploi.

Une population proche des bénéficiaires de l’Adie, avec toutefois plus de jeunes (« primo-assuré »)

 

 

SOMMAIRE

Prés de 130 000 microcrédits, dont 30 000 émanant de prêts d’honneur et 16 000 PCE

 Trois remarques préalables :

– Rappelons que le microcrédit, selon la définition de l’UE, concerne tous les prêts destinés à des professionnels, d’un montant inférieur à 25 000€ ; en ce qui concerne les créations d’entreprise non auto-entrepreneur, il concernerait plus des 2/3 des créations.

– le calcul proposé par la Banque de France ne permet pas de situer le nombre de microcrédit au démarrage des entreprises, lors de leurs 5 premières années d’existence, puis en ce qui concerne les TPE de plus de 5 ans ; l’on suppose par ailleurs que les 100 000  microcrédits (hors prêts d’honneur) sont le fait de banques

– Enfin, y a-t-il des doubles comptes ? Comment comptabilise-t-on un même dirigeant qui a reçu à la fois un PCE, un  prêt d’honneur et un crédit bancaire ?

 

Le microcrédit professionnel avec deux types de microcrédits professionnels :

les microcrédits à « caractère général » d’un montant inférieur à 25 000 euros, accordé à titre onéreux par un établissement bancaire ou une association spécialisée ; l’entreprise bénéficiaire doit avoir moins de cinq ans, être constituée de moins de dix salariés et disposer d’un chiffre d’affaires (ou total de bilan) inférieur à 2 millions d’euros.

– Les microcrédits à  « caractère de fonds propres » ou prêts d’honneur concernent les mêmes types d‘entreprise, mais peuvent être octroyés à titre gratuit et sont assortis d’un financement complémentaire ; l’accompagnement du bénéficiaire est un élément essentiel.

En 2011

En cours

Nombre de crédit

Garanties FCS*

 

En millions€

%

En nombre

%

En nombre

En montants millions €

A caractère général

185,4

31

39 640

31

   

A caractère de fonds propres

416,4

39

88 521

69

   

Total

602,0

100

128 161

100

16 116

96,7

             

  *concerne notamment le Fogefi dont le FGIF, les fonds territoriaux « loi Galland » de France Active, Nacre

 

Le Fogefi  regroupe le FGIF à destination des femmes créatrices d’entreprises, le FGIE pour les associations intermédiaires et les entreprises d’insertion agréées, et le FGAP pour les ateliers protégés employant des personnes handicapées : au total, une mobilisation de 77 millions d’euros de prêts bancaires pour 12 536 dossiers, et un montant garanti de 47,8 millions.

 

Les fonds « loi Galland » créés par des associations membres du réseau France Active bénéficiant de dotations des collectivités territoriales et d’abondement du FCS. Il existe deux types de fonds « loi Galland » dont  l’activité a porté sur la mise en place de 3 435 garanties pour un montant de 47,5M€, concourant à la mobilisation de plus de 106 millions et 21 fonds régionaux d’investissement solidaires (FRIS), dont l’activité a permis la mise en place de 157 garanties pour un montant de 1,5M€.

 

Tout d’abord l’action des réseaux d’appui :

 

France Active : Le réseau France Active (40 antennes locales appelées Fonds territoriaux, 500 professionnels, 2 000 bénévoles) propose un accompagnement et des financements solidaires aux porteurs de projets, leur permettant ainsi de viabiliser leurs projets et d’accéder aux circuits bancaires et financiers : 25 289 emplois, via le financement de 6 196 projets totalisant près de 204M€. Chaque année, le réseau France Active accueille et oriente plus de 2 600 entrepreneurs sociaux.

Le dispositif d’accompagnement mis en œuvre s’articule ainsi : après un premier contact qui permet de vérifier l’éligibilité et la maturité du projet, un chargé de mission reçoit le créateur et analyse avec lui sa situation et son modèle économique. Ils déterminent ensemble ses besoins financiers pour optimiser l’articulation entres les différentes ressources disponibles et échangent jusqu’à la construction d’un projet viable et cohérent. Le créateur est guidé tout au long de la phase de création et bénéficie d’une expertise financière.

 Par l’attribution de sa garantie, France Active permet au créateur d’accéder à des microcrédits bancaires accordés à des taux d’intérêts modérés (94% des crédits professionnels à un taux inférieur à 5%) et de limiter le recours aux cautions solidaires (79% des prêts garantis par France Active sans caution personnelle du créateur ou de son entourage) : 5 300 projets de création d’entreprise, près de 158M€ d’encours, ce qui a permis la création ou la consolidation de 8 218 emplois.

Le taux de pérennité sur trois ans de ces entreprises s’est établi à 78 % (moyenne nationale tout créateur 66%).

 

Dans le cadre du dispositif Nacre, France Active a accordé 35% de l’ensemble des prêts Nacre à taux zéro : 3 885 prêts, pour un montant de 22 millions d’euros permettant un effet levier sur 122 millions d’euros de prêts bancaires.

Pour mémoire, 11 097 prêts Nacre ont été accordés pour un montant moyen de 5 611€s, permettant de lever un prêt bancaire complémentaire de 39 530€ ; fin 2011, 68 000 entrées dans le parcours ont été comptabilisées depuis la mise en place du dispositif, et environ 30 000 prêts Nacre à taux zéro décaissés, pour un volume total de 163M€ permettant de mobiliser près d’un Md€ de concours financiers complémentaires.

 

France Initiative (240 plates-formes locales, bénéficiant de l’appui de 14 200 bénévoles et de 882 permanents, 624 équivalents à temps plein) délivre des financements sous forme de prêts d’honneur sans intérêt (considérés comme des apports en fonds propres) et accompagne le créateur tout au long de son projet et jusqu’à la fin du remboursement du prêt :  15 953 projets d’entreprises (dont 63% de créations) au travers de 14 815 prêts d’honneur, 5 734 prêts Nacre et 1 060 prêts à la création d’entreprise. Cette activité a permis la création ou le maintien de 35 367 emplois. Le taux de pérennité à trois ans s’établit à 85%. D’un montant globalement plus modeste que les prêts d’honneur, les prêts Nacre sont en moyenne de 5 000€ et d’un montant maximum de 10 000€.

91 plates-formes instruisent également les demandes de prêts à la création d’entreprise (PCE) gérés par Oséo : 1 060 PCE ont été accordés en 2011 ; en complément de son activité de financement, le réseau de plates-formes a également une mission d’accompagnement des créateurs, notamment via le parrainage : 5000 parrains ont aidé 8 700 jeunes entrepreneurs (21% des créateurs bénéficiaires de France Initiative ; l’objectif du réseau est de parrainer au moins un créateur sur trois.

Au global, 51 900 entrepreneurs ont bénéficié d’un accompagnement sous la forme d’un suivi technique assuré par les permanents ou bénévoles,  se décomposant en 48 430 prêts d’honneur  et 8 700 parrainages.

 

Pour mémoire, Le prêt d’honneur est un prêt à la personne, et non à l’entreprise, consenti à taux zéro, sans garantie personnelle demandée au créateur. Il est systématiquement associé à un accompagnement s’établissant sur la durée du projet. Son montant est adaptable à la nature des projets (montant moyen de 8 100 euros par créateur, dans une fourchette allant de 2 000 à 25 000 euros, exceptionnellement). Ces prêts sont d’une durée de deux à cinq ans, avec la possibilité d’établir un différé de paiement pouvant aller jusqu’à dix-huit mois (quatre mois en moyenne).

 

L’Adie (15 directions régionales, 120 antennes, 463 salariés selon leur site web et plus de 1 700 bénévoles) finance et accompagne des micro entrepreneurs (88% des activités de l’Adie),  essentiellement chômeurs (48%) ou  bénéficiaires de minima sociaux (39%), dans la création ou le développement de leurs entreprises ; 14 365 personnes ont été ainsi accompagnées. Noter que  l’Adie distribue aussi des microcrédits personnels pour l’emploi (MCPE).

Les microcrédits professionnels  peuvent s’élever jusqu’à 10 000€ afin de financer tous les types de besoins (investissement, achat du véhicule, stock, trésorerie, etc.).

L’Adie accorde également des prêts d’honneur sans intérêt, d’un montant maximal de 5 000 € : 2 939 prêts accordés pour un montant de 5,6 millions d’euros ; l’Adie a lancé un fonds dédié aux moins de 32 ans, permettant de conjuguer prêt d’honneur et microcrédit, à hauteur de 50% de leurs besoins, sans intérêt et d’un montant maximum de 5 000.€

Fin 2011, le taux de pérennité des entreprises créées sur trois ans s’établit à 59% et le taux d’insertion des personnes financées à 79%. L’activité d’accompagnement a concerné 14 365 personnes. Depuis sa création jusqu’à fin 2011, l’Adie a octroyé près de 106 000 microcrédits pour un montant de 288M€, ce qui a permis le financement de plus de 78 000 entreprises, et la création de 106 000 emplois.

 

 En synthèse pour ces 3 réseaux, (qui ne prennent pas en compte Réseau Entreprendre pourquoi ?) : 30 426 projets financés concernant plus de 250 000 emplois crées ou consolidés :

Projets financés

2007

2008

2009

2010

2011

Emplois crées ou consolidés

En 2008

En 2011

Total

22 353

29 582

32 453

31 481

30 426

 

88 712

255 757

France Initiative

12 500

13 200

14 050

14 940

14 815

 

61 800

167 751

Adie

9 853

12 824

13 997

10 651

10 311

 

21 766

61 802

France Active

 

3 558

4 406

5 890

5 300

 

5 146

26 404

Le commerce et les HCR sont bien plus bénéficiaires que les services, nettement plus nombreux dans le flux de créateurs mais aussi bien moins demandeurs d’emprunt bancaire :

 

France  tout créateur

Adie

France Initiative

France Active

Commerce

21

42

32

30

Services

41

25

30

28

Dont aux entreprises

Nsp*

Nsp*

10

23

Construction

15

9

12

14

« Industrie »

5

 

5

5

HCR

4

8

15

16

Autres*

14

16

5

7

*Les nomenclatures d’activité utilisées par les réseaux différent et rendent difficiles une comparaison précise, permettant tout jute de repérer les grands secteurs d’activité.

 

Les Boutiques de Gestion (430 implantations, 950 conseillers salariés et 750 administrateurs bénévoles), ont accompagné 17 202 créations/reprises entreprises, conduisant à la création de 22 535 emplois. Elles ont apporté conseils personnalisés et expertise en amont de la création d’entreprises (analyses de marché, stratégie commerciale adaptée, étude de rentabilité, conseils sur les statuts juridiques, préparation du plan de financement, information sur les aides disponibles) et proposé aussi des modules de formation à la gestion d’entreprise, un accompagnement qui se poursuit pendant la durée de vie du projet (mise en place d’outils de suivi et mise en œuvre d’une politique commerciale).

Les entreprises accompagnées par BGE affichent un taux de pérennité à 3 ans de 72%.

 

Oseo : Dans le cadre de sa mission d’intérêt général, Oséo exerce trois métiers complémentaires qui ont tous en commun de permettre à des entrepreneurs de prendre des risques : le financement de l’innovation, la garantie des concours bancaires et des investissements en fonds propres. En 2011, Oséo a financé et accompagné plus de 80 000 entreprises TPE, PME et ETI ; 30Md€ de financement environ ont été mis à la disposition des entreprises

Le prêt à la création d’entreprise (PCE), qui peut être complété par un prêt Nacre ou un prêt d’honneur, mais toujours accompagné d’un financement bancaire de deux ans au minimum et d’un montant au moins égal à deux fois le montant du PCE ; il peut bénéficier de la garantie Oséo allant jusqu’à 70% de son montant. Le PCE est un prêt à taux variable, d’un montant compris entre 2 000 et 7 000€ selon le financement de la banque, remboursable en cinq ans et s’adresse aux entreprises en cours de création ayant un programme d’investissement inférieur à 45 000€.

En 2011, 16 000 PCE ont été distribués avec un montant moyen du PCE de 5 000 euros environ.

Depuis sa création en 2000, le PCE a permis de créer 200 000 emplois et de financer 150 000 créateurs.

 

Le microcrédit personnel

Le microcrédit personnel s’adresse à des personnes rencontrant des difficultés d’accès à un financement bancaire classique (allocataires de minima sociaux, demandeurs d’emploi indemnisés, travailleurs précaires en contrat à durée déterminée ou en intérim, aux revenus irréguliers…) ; il bénéficie de la garantie apportée par l’État dans le cadre du Fonds de cohésion sociale ; d’un montant compris entre 300 et 3 000€, il est obligatoirement associé à un accompagnement du bénéficiaire, et assorti d’un taux d’intérêt fixe ; Il permet de financer des projets liés à l’emploi et à la mobilité (72% des prêts accordés), au logement (frais de déménagement, caution..) avec 12%,  à un besoin de formation (5%), voire des frais de santé (1%), sur une durée maximale de trois ans.

 Les études d’impact  permettent d’affirmer  le retour à l’emploi d’un emprunteur sur deux, et l’amélioration de la situation budgétaire dans 60% des cas (enquête 2010, Fédération nationale des caisses d’épargne auprès de 800 emprunteurs) ; le  « Parcours Confiance » se traduit par une diminution de la part des personnes en situation d’inactivité (de 22% à 12%), de la part des chômeurs (de 21% à 16%) et s’agissant des personnes en situation d’emploi, une augmentation de la part des titulaires de CDD (de 14% à 19%), et pour ceux en CDI  (de 15% à 28%).

 

Selon le bilan de l’Adie de janvier 2012, portant sur les microcrédits personnels pour l’emploi (MCPE) distribués entre le  1er janvier 2009 et le 30 avril 2011 à 1400 bénéficiaires dont 55% visaient le retour à l’emploi et 42% le maintien dans l’emploi, Il en ressort :

* que 51 % de ceux ayant comme objectif le retour à l’emplo, étaient en emploi à la date de l’enquête,

* que 83 % de ceux qui visaient le maintien dans l’emploi, étaient en emploi à la date de l’enquête (66 % avaient conservé leur emploi et 17 % avaient amélioré leur emploi)

 

En 2011, le nombre de microcrédits personnels garantis par le FCS a été de 9 941, correspondant à un encours de 38,7M€. Depuis la mise en place du dispositif en 2005, 29 344 microcrédits personnels ont été accordé ;  en 2011, le montant moyen des microcrédits distribués était de 2 226€. Le taux de sinistralité fin 2011 s’établit à  4,39%.

 

SOMMAIRE

68% des chefs d’entreprise confiants dans l’avenir de leur entreprise mais 20% seulement en ce qui concerne l’économie française

 Sondage réalisé par Viavoice pour CCI France, Les Échos et Radio Classique « Le Baromètre des dirigeants d’entreprise »  : Interviews réalisées du 3 au 11 décembre 2012, par téléphone, auprès d’un échantillon de 404 dirigeants d’entreprise, représentatif des entreprises de cinq salariés et plus.

 

68% des chefs d’entreprise sont confiants dans l’avenir de leur entreprise (entre 59 et 68%depuis un an), alors que 20% seulement (38% en février 2012) le sont en ce qui concerne l’économie française  sont confiants pour les mois à venir en ce qui concerne l’économie française ;  84 à 91% ne sont pas confiants en ce qui concerne l’emploi, la croissance économique et la diminution des déficits publics (en forte chute au regard de 2011).

 

Ils sont confiants en ce qui concerne leur entreprise, du fait des motivations de leurs salariés (65%), du chiffre d’affaires en cours (60%), du résultat atteint (55%), de la trésorerie (54%), de la facilité à trouver de nouveaux salariés (43%).

 

85% connaissent le pacte de compétitivité ; pour ces derniers, il devrait servir à opérer des investissements (35%), redresser leur marge (22%) ou embaucher (19%).

 

SOMMAIRE

Pérennité des entreprises nouvelles

Une étude quantitative réalisée par Audencia Nantes auprès de micro-entrepreneurs ayant démarré une entreprise avec une mise de fonds totale inférieure ou égale à 8 000 euros et ayant été au chômage et/ou d’allocataires de minima sociaux avant la création, une population que les auteurs dénomment « précarisée » (à partir des enquêtes SINE 2006 et 2009).

Je ne suis pas certain que la définition utilisée ici est pertinente : les faibles capitaux initiaux sont fait habituel dans nombre d’activité (notamment de service) et ne présument en rien une faible pérennité ; le fait de venir du chômage n’est pas synonyme de précarité (le fait que cette population soit bien plus « aidée » financièrement que les autres lui permet des taux de pérennité comparable à ceux issus du salariat, du moins pour les chômeurs de courte durée) ; les plus fragiles sont par contre les ex « inactifs ».

 

En premier lieu, créer une entreprise pour cette population, c’est d’abord créer son propre emploi (75% contre 63% de l’ensemble des créateurs en France).  En second lieu en ce qui concerne les motivations, le souhait d’indépendance est évoqué par 62%, le fait d’être privé d’emploi par 58% ; l’augmentation des revenus apparaît comme étant une motivation moins importante, tout comme la saisie d’une opportunité, l’exploitation une idée nouvelle ou le positionnement sur un marché nouveau (indicateurs qui traduisent l’existence d’une culture entrepreneuriale).

 

Dans 97% des cas, les nouvelles entreprises créées par des personnes précarisées ne comptent pas plus de deux actifs ; le statut de non-salarié est généralement celui du créateur (indépendant, gérant de SARL, EURL, EIRL) et l’emploi salarié est dans le plus souvent  conclu pour une durée déterminée.

 

Les moyens financiers initiaux sont souvent très faibles : 35% des créateurs ont mobilisé moins de 4 000€, mais il varie fortement selon le secteur d’activité. Le recours à l’emprunt bancaire est faible aussi (18% contre 42% en moyenne). En revanche, la part des subventions atteint 70% chez les personnes précarisées, alors qu’elle n’est que de 45% pour l’ensemble de la population des créateurs ; c’est que 64% ont bénéficié de l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises (ACCRE). Enfin, la part des ressources personnelles dans le financement du projet de création est notablement moins importante chez les personnes précarisées que dans la population totale des créateurs.

 

L’appui pour la mise en place du projet de création d’une entreprise par un organisme de soutien est plus fréquent (43% contre 31%). Ceci étant, comme l’ensemble des créateurs, les deux tiers des micro-entrepreneurs précarisés ont un entourage entrepreneurial.

Les principales difficultés rencontrées par les créateurs d’entreprise sont les formalités administratives (38%), le financement et les relations bancaires (31%) ainsi que les contacts avec la clientèle (23%) ; ces difficultés sont plus importantes que dans le reste de la population.

 

3 ans après la création, 54% des créateurs d’entreprise n’ont engagé aucune action de développement de nouveaux produits ou services, ni de mise en place de nouvelles méthodes de commercialisation ou d’organisation de l’entreprise.

 Si plus d’un tiers des créateurs d’entreprise disent n’avoir pas connu de problème particulier depuis la création de leur entreprise, 36% des créateurs précarisés (31% dans la population totale) déclarent avoir rencontré des problèmes de type « commercial, débouché, concurrence », juste devant les problèmes d’ordre financier (20%). Plus de 30% déclarent également avoir connu des problèmes fréquents de trésorerie.

 

Cependant, entre 2007 et 2009, ils ont globalement réalisé des investissements pour un montant de 1 500 à 7 500€ (39% de la population précarisée et 33% de la population totale). Les principaux investissements sont des achats de matériel nécessaire à la production de biens ou de services (34% en moyenne) ou des achats de matériel bureautique (28% en moyenne).

 

En 2006, 40% des créateurs étaient inscrits comme demandeurs d’emploi. Ce sont eux qui ont les chances de réussite les plus faibles : 62% ont franchi le cap des trois ans en 2009.

 

D’après l’enquête d’Audencia Nantes, le taux de pérennité des micro-entrepreneurs précarisés est plus important si les sources de financement au démarrage viennent d’emprunts bancaires (61%), de subventions ou primes (58%) ou des ressources personnelles (52%) que s’ils proviennent d’autres sources. Il faut noter que l’obtention d’un prêt bancaire améliore fortement les chances de survie de toutes les entreprises, notamment quand il est associé à une aide.

À l’inverse, lorsque le financement du projet au démarrage se fait à l’aide des ressources personnelles, le taux de pérennité est plus faible pour les-micro entrepreneurs précarisés (52%) que pour l’ensemble des créateurs (62%).

 

SOMMAIRE

L’utilisation des TIC par les indépendants : un engouement moyen moins marqué que chez les cadres et les professions intermédiaires, très liés au champ professionnel, et proches de la moyenne toute CSP confondue

 L’usage du téléphone : si les indépendants sont quasiment tous équipés de téléphone fixe et mobile, ils le sont  moins en Smartphone et ont moins recours aux SMS :

  Indépendant Tous cadre Prof interm employé ouvrier
Dispose d’une ligne téléphonique fixe à domicile 93 90 93 93 90 79
Dispose d’un boitier multi services 67 62 78 73 75 62
Dispose d’un téléphone mobile 95 88 97 97 95 95
Dispose d’un téléphone fixe et mobile 88 78 90 90 86 74
Dispose d’un smartphone 33 29 55 42 31 30
Avec le mobile, envoi de SMS 62 65 84 84 82 73
Avec le mobile, consulte les emails 32 23 51 36 25 23

 L’usage de l’ordinateur et d’internet : les indépendants sont largement équipés, en nette hausse depuis 2003 ; ils se connectent tous les jours, mais peu en dehors de leur domicile ; ils participent peu à des réseaux sociaux et s’ils le font c’est davantage pour le lien avec les proches et plus que les autres, pour leur activité professionnelle ; ils utilisent largement internet pour les démarches et recherches d’informations administratives et faire leur déclaration de revenu.

  Indépendant Tous cadre Prof interm employé ouvrier
Dispose d’un ordinateur* De 55 à  92 48 à 81 82 à 98 72 à 96 55 à 92 42 à 81
Dispose d’un ordinateur portable 66 57 77 71 65 52
Dispose d’une connexion internet à domicile 41 à 91 31 à 78 66 à 97 53 à 94 32 à 89 21 à 76
Se connecte à internet tous les jours 82 77 86 86 78 72
Connexion internet en dehors de chez soi et hors mobile 43 45 79 68 49 41
Participation à des réseaux sociaux 36 42 49 44 59 44
Réseaux sociaux pour l’activité professionnelle 36 15 45 21 11 16
Ecoute de la musique ou en télécharge 31 40 53 50 42 43
Regarde ou télécharge des films 26 28 33 32 30 30
Effectue des démarches administratives, fiscales 67 48 83 77 67 46
Déclaration de revenus sur internet 46 33 72 56 47 30

*si deux chiffres sont donnés, le premier correspond à l’utilisation en 2003 et le second en 2012

L’usage des médias : ils ne semblent pas abuser d’internet ou de la TV ; en tous les cas moins que les autres CSP, mais regrettent ne pas avoir assez de temps à consacrer à la presse écrite et aux livres.

Ils sont aussi ceux qui veillent le plus à l’usage de la TV, d’internet et à celui des jeux vidéo, en ce qui concerne leurs enfants.

  Indépendant Tous cadre Prof interm employé ouvrier
Temps passé devant la TV jugé trop important 23 29 34 34 34 29
Temps consacré à internet jugé trop important 22 24 38 30 28 20
Pas assez  de temps consacré à la presse écrite 45 41 47 52 48 43
Pas assez  de temps consacré aux livres 74 60 71 72 67 67
Règles mises en place concernant le temps passé par les enfants
Dans l’utilisation d’internet 69 47 50 49 51 38
Dans l’utilisation de la TV 66 49 58 51 59 44
Dans l’utilisation des jeux video 58 49 53 57 54 47
             

 A consulter aussi

Conseil régional Rhône-Alpes et cabinet Consulting « Etude sur le niveau d’appropriation du numérique en Rhône-Alpes, baromètre numérique régional, enquête TPE/PME 2012 »

Une autre étude forte riche, consacrée aux TPE/PME, qui complète grandement le travail ci-dessus du CREDOC.

 

 

SOMMAIRE

Fin 2011, les TPE (1 à 9 salariés), au nombre de 1 million emploient 3 millions de salariés (20% des salariés du secteur privé), et 3,7 millions si l’on prend en compte les non salariés en fonction dans ces TPE.

Les salariés sont nombreux en TPE dans les activités de services et construction et nettement moins dans certains services aux entreprises et l’industrie :

  Services aux personnes HCR Arts, spectacles, Activités artistiques Construction Immobilier Services aux entreprises tech, scientifiques Commerce
% de salarié en TPE 44 38 36 34 33 25 24
% de TPE avec un seul salarié 44   44 33 46 37 31

 

  Santé, action sociale Education Services aux entr, soutien, Services administratifs Finances et assurances Informatique, communication Industrie Transports Ensemble
% de salarié en TPE 15 14 13 12 10 9 6 20
% de TPE ave 1 sal 55 37 37 40 23    
                 

 Dans les TPE, plus que dans les autres tailles, les contrats à durée déterminée sont plus fréquents (11,7% contre 7,3%) ; idem avec les emplois à temps partiel (26,3% contre 15,8%). 

 

Le temps partiel est beaucoup plus fréquent pour les femmes (42 %) que pour les hommes (12 %) ;  les salariés à temps partiel sont majoritaires dans les petites entreprises de l’enseignement privé, la santé et l’action sociale (52 %).  Le recours au temps partiel diminue avec la taille de l’entreprise (de 35 % dans les entreprises« mono-salarié » à 21 % dans celles employant entre 6 et 9 salariés.

La proportion de salariés en CDD est la plus élevée dans les arts, spectacles ou activités de services (20,5 %), dans l’industrie et la construction (respectivement 12,8 % et 13,4) ; la progression de la part des CDD s’observe plus particulièrement dans les activités enseignement, santé, action sociale, arts, spectacles et se concentre dans les TPE entre 3 et 9 salariés.

 

Au 31 décembre 2011, 7,5 % des salariés des TPE occupent un emploi aidé, y compris ceux en alternance ; la proportion d’emplois aidés est environ 3 fois plus élevée dans les TPE que dans les entreprises de taille plus importante ; 69 % relève de l’apprentissage et 14,2 % de contrats de professionnalisation

 

La durée hebdomadaire moyenne déclarée de travail d’un salarié à temps complet est de 36,5 heures dans les TPE, tout comme dans les entreprises de 10 à 19 salariés. 27%  ont une durée de travail supérieure à 39 heures, contre 6,4 % dans les entreprises de 10 salariés ou plus.

La durée hebdomadaire moyenne de travail des salariés à temps partiel s’établit à 19 heures ;  31% des salariés des TPE à temps partiel effectuent une durée hebdomadaire inférieure à 16 heures.

 

 

SOMMAIRE

6% environ des PME-ETI sont cédées chaque année (13 256 opérations en 2011) ; l’âge n’est pas le principal déterminant de la cession, la majorité des opérations (54 %) intervenant avant 55 ans

 Le périmètre de cette étude correspond aux PME (entreprises de 10 à 249 salariés) et aux ETI (de 250 à 4 999 salariés) du secteur privé marchand hors secteurs agricole, financier et assurance soit 207 690 unités, dont 4 740 ETI et 202 950 PME. Afin d’éviter tout double compte, le dénombrement porte non pas sur les événements de cession, mais sur les entreprises concernées.

L’enquête a été réalisée par l’institut CSA pour BPCE en septembre 2011 auprès de 1 480 dirigeants de PME de 10 à 249 salariés.

 

En 2011, 13 256 opérations de cession transmission de PME et ETI (+2,5 % par rapport à 2010) ont été dénombrées, soit un taux de 6,4 %, représentant 1, 3 million d’emplois dont 460 000 emplois dans les seules PME.

 

La hausse des cessions d’entreprises de 20 à 99 salariés (+7 %) contraste avec celle des entreprises de 10 à 19 salariés (+0,4 %) et  la diminution pour les ETI (-7,7 %). Par ailleurs, ce sont surtout les activités industrie et BTP qui ont vu leur taux de cession augmenter en ce qui concerne les dirigeants de plus de 60 ans (respectivement de 8,4 % à 11 % pour la première et de 5,5 % à 7 % pour le second), alors que l’on constate une baisse pour l’hôtellerie-cafés-restauration.

 

Les ¾ des cessations-transmissions sont le fait d’entreprises de moins de 50 salariés (dont 43%  d’entreprises de 10 à 19 salariés). Ces dernières sont par ailleurs nettement plus nombreuses en ce qui concerne les cessations (38% contre 14% pour les autres tailles). Plus la taille augmente, plus le taux de transmission augmente (de 4,4% pour les 10-19 salariés à 14,4% pour les 100 salariés et plus), et plus le taux de cessation diminue (de 3,4% à 1,6) :

 

10-19 sal

20-49 sal

50-99 sal

100 sal et plus

Total

Nombre total d’entreprises

122 642

57 099

14 319

13 630

207 690

Nombre de cessation/transmission

9 528

6 017

1 780

282

19 507

Dont cessations

4 180

1 547

304

220

6 251

Dont cessions- transmissions

5 348

4 470

1 476

1 962

13 256

% des cessations dans la tranche

3,4

2,7

2,1

1,6

3,0

% de transmissions dans la tranche

4,4

7,8

10,3

14,4

6,4

Les cessations sont en hausse entre 2010 et 2011 pour les 10 à 19 salariés et en baisse pour les autres tailles. Les cessations sont à 54% le fait de disparitions judiciaires pour les 10 à 49 salariés (43% pour les plus de 50 salariés) :

 

10-19 sal

20-49 sal

50-99 sal

100 sal et plus

Total

Nombre de cessations

4 180

1 547

304

220

6 251

Dont disparitions judiciaires

2 247

825

131

93

3 296

Dont mort naturelle

1 933

722

173

127

2 955

En % de disparitions judiciaires

54

53

43

42

53

Evol 2010/2011 du nbre de cessation

+6,4

-8,0

-13,1

Environ -8

+0,8

 Les cessions-transmissions connaissent des modalités différentes selon la taille : plus de cessions (info légale et corpfin) pour les 10-19 salariés (58% contre 40 à 44% pour les autres tailles), et pour cette même tranche de taille moins de cession de holding :

 

10-19 sal

%

20-49 sal

%

50-99 sal

%

100 sal

et plus

%

Total

%

Nombre de cessions transmission

5 348

40,3

4 470

33,7

1 476

11,1

1 962

14,8

13 256

100

Dont Cessions (info légale et corpfin)

3 087

57,7

1 851

41,4

596

40,4

858

43,7

6 392

48,2

Dont changement d’actionnaire principal

817

15,3

717

16,0

290

19,6

514

26,2

2 338

17,6

Dont changement de dirigeant intrafamilial

524

9,8

887

19,8

256

17,3

183

9,3

1 850

14,0

Dont changement de dirigeant actionnaire

675

12,6

706

15,8

141

9,6

94

4,8

1 616

12,2

Dont cession de holding ou changement

d’actionnaire principal

245

4,6

309

6,9

193

13,1

313

16,0

1 060

8,0

 En 2011, 1 850 opérations de transmission intrafamiliales ont été dénombrées, en augmentation de 13 % par rapport à 2010, ce qui constitue la plus forte hausse parmi les types de cessions transmissions étudiés ; au-delà des 60 ans du dirigeant, elle représente 24 % des opérations, 34 % si l’entreprise appartient majoritairement à une personne physique et 35% dans les industries de 20 à 249 salariés.

 

Les taux de cessation sont presque deux fois plus élevés pour les moins de 40 ans (4,8% des PME existantes contre 1,8 à 2,8 pour les autres tranches de taille) ; les taux de transmission sont par contre deux fois plus élevés à partir de 60 ans (de 9,6% à 12,2%), que dans les âges inférieurs (entre 4,1 et 6,9%). Noter aussi qu’1/3 des dirigeants a plus de 55 ans et plus de 14 000 entreprises avec un dirigeant de plus de 65 ans à sa tête. Le tableau ci-dessous a regroupé les tranches d’âge selon leur taux de cession-transmission : 

 

>de 40ans

De 40 à 54 ans

De 55 à 59 ans

De 60 à 65 ans

De 65 à 75 ans

<de 75 ans

Total

Nombre d’entreprises

29 342

105 506

32 765

25 638

11 467

2 882

207 690

En % des entreprises

14,1

50,8

15,8

12,3

5,5

1,4

100

Nombre de cessions-transmissions

1 292

5 815

2 268

2 391

1 140

352

13 256

En % des cessions-transmissions

9,7

43,9

17,1

18,0

8,6

2,7

100

En taux de cessions-transmissions au sein de la tranche d’âge

4,1 à 4,5

5,1 à 5,7

6,9

8,8 à 9,6

9,3 à 11,0

12,2

6,4

Nombre de cessations

1 413

2 994

828

702

264

52

6 251

En % du nombre de cessations

22,6

47,9

13,2

11,2

4,2

0,8

100

En taux de cessation au sein de la tranche d’âge

4,8

2,8

2,5

2,7

2,3

1,8

3,0

 

 

 

SOMMAIRE

Combien de jeunes créateurs en 2011 ? 131 000 (dont 82 000 auto-entrepreneurs) ; proches de l’ensemble des créateurs tout âge en termes de profil, ils sollicitent cependant davantage d’accompagnement pour créer.

 « Les jeunes créateurs d’entreprise en France », présentation lors des journées OPPE des 6 et 7 décembre à Grenoble. Source ; Insee/Sine 2010

 

• 24 % des créateurs sont âgés de moins de 30 ans dont 9 % de moins de 25 ans ; ils étaient 20% en 2002 et 21% en 2006 (années où le statut d’auto-entrepreneur n’existait pas)

• 28 % des auto-entrepreneurs sont âgés de moins de 30 ans contre 19 % des créateurs non auto-entrepreneurs (NAE).

 

Ils étaient majoritairement salariés ou demandeurs d’emploi avant de créer, tout comme les autres créateurs ; les jeunes AE, comparés aux jeunes NAE sont plus souvent salariés (43%, d’ailleurs toujours en exercice pour la plupart, cumulant les deux statuts), et  nettement moins souvent ex chef d’entreprise (ce qui est fort compréhensible) ; noter que les jeunes créateurs étudiants sont aussi nombreux dans l’un et l’autre régime :

 

Salarié

Chômeurs

étudiant

Ancien chef d’entreprise

inactif

Total

Jeune créateur NAE

36

34

14

9

7

100

Tout créateur NAE

32

33

3

23,5

7

100

Jeune créateur AE

43

30

16

2

10

100

Tout créateur AE

44

30

5

5

16

100

 

Deux niveaux de diplôme comme pour l’ensemble des créateurs, une formation de l’enseignement supérieure (42 à 44% contre 38 à 43%) ou une formation technique dans le secondaire (CAP, BEP, Bac pro…) autour de 33 à 37% ; peu ont des « bas » niveaux de formation (13 et 16%) :

 

Enseignement supérieur

Secondaire technique

Au plus BEPC/CEP

Bac général

Total

Jeune créateur NAE

44

37

13

6

100

Tout créateur NAE

43

33

18

6

100

Jeune créateur AE

42

34

16

9

100

Tout créateur AE

38

37

19

6

100

Les jeunes NAE sont plus motivés par l’indépendance que l’ensemble des créateurs (71 contre 61%) ; c’est la motivation qui montre l’écart le plus important, avec l’exemple réussi de l’entourage :

 

Etre indépendant

Gout d’entreprendre,

Nouveaux défis

Augmenter

les revenus

Opportunité

Sans emploi

Choix de créer

Exemple réussi

De l’entourage

Idée nouvelle

Produit, marché

Pas d’autre choix

Jeune créateur

71

47

31

22

20

14

12

12

Tout créateur

61

44

27

22

20

9

14

12

Les jeunes NAE ont réuni un peu moins de capitaux au démarrage (46% plus de 8 000€ contre 56% tout créateur) :

 

Moins de 2 000€

De 2 à 8 000€

ST

De 8 à 40 000€

Plus de 40 000€

ST <de 8 000€

Total

Jeune créateur

26

28

54

32

14

46

100

Tout créateur

19

25

44

34

22

56

100

 En ce qui concerne les AE, Prés des ¾ ont réuni moins de 2 000€ sans grande différence avec les autres créateurs.

 

Les créateurs NAE sollicitent nettement plus d’accompagnement pour les aider dans leur création, que ce soit dans leur entourage proche (62 contre 51%) ou dans la sollicitation des réseaux d’appui (35 contre 28%) :

 

Entourage proche

Dont conjoint

Réseaux d’appui

A la création

Professionnel

spécialiste

Entourage

professionnel

Seul

Jeune créateur

62

18

37

19

15

22

Tout créateur

51

22

28

23

15

28

 

 

 

 

 

SOMMAIRE

Les chômeurs, des précaires ? Pas vraiment, si l’on observe les profils, mais ils sont moins développeurs et nettement plus demandeurs d’accompagnement ; les précaires sont plutôt les inactifs

 Autant de capitaux au démarrage que pour les salariés (58% plus de 8 000€ contre 55), bien plus que les inactifs, 40%(qui sont en l’occurrence les plus précaires), mais aussi  moins que les ex chefs d’entreprise (61%), sans en être très éloignés ; pour ces derniers, la différence d’importance provient de la tranche de plus de 80 000€, avec  23% contre 8 à 11% pour les autres situations :

Situation antérieure

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

<4 000€

27

30

28

47,5

31

4 à 8 000€

15

15

11

12,5

14

ST > 8 000€

42

45

39

60

45

8 à 16 000€

19

17

14

13

17

16 à 40 000€

20

18

14

12,5

17

40 à 80 000€

10

9

9,5

6,5

9

Plus de 80 000€

9

11

23,5

8

13

ST <8 000€

58

55

61

40

55

Total

100

100

100

100

100

 En quoi différent-ils en termes de profil d’entreprise, notamment au regard des salariés ? Plus de créations dans le commerce et moins dans les services aux personnes (qui intègrent aussi la santé et l’éducation, métiers dans lesquels  la création est un passage obligé pour exercer le métier) : 

Situation antérieure

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

Commerce/HCR

35

28

32

34

32

Services aux entreprises

21

23

23,5

26

23

Construction

20

20

17,5

15,5

19

Services aux personnes

11

16

10

14

13

Industrie

5

5

9

4

6

Autres

8

8

8

7,5

8

Total

100

100

100

100

100

 71% privilégient la création de leur emploi, proches des inactifs mais en décalage avec les  salariés (63%) et bien sur les chefs d’entreprise (53%) ; faute de disposer des données relatives aux intentions d’embauche, il n’est pas possible de repérer si la situation de démarrage est seulement  prudente, ou s’il s’agit d’une intention durable : 

 

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

Créer son emploi

71

63,5

53

68

64

Développer se l’emploi

20

23,5

24

17

22

Développer de l’investissement

9

13

23

15

14

Total

100

10

100

100

100

Le niveau de diplôme est plus fréquemment secondaire technique (39% contre 34 pour les ex salariés et 29% pour les ex chefs d’entreprise) ; salariés et chefs d’entreprise sont plus souvent  issus de l’enseignement supérieur, d’ailleurs comme les inactifs :

 

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

Au plus BEPC ou CEP

18

15

18

25

18

Bac général

6

6

8

8

7

Enseignement secondaire technique

CAP, bac prof ou technique

39

34

29

22

33

Enseignement Supérieur

37

45

45

45

42

Dont 2éme cycle et au-delà

23

26

30

35

27

Total

100

100

100

100

100

 Ce sont les inactifs qui sont les plus jeunes (34% moins de 30 ans), nettement avant les chômeurs qui se situe majoritairement entre 30 et 50 ans (les 2/3, au même niveau que les salariés) ; noter que les chefs d’entreprise ont majoritairement plus de 40 ans :

 

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

Moins de 30 ans

19

22

7

34

18,5

De 30 à 40 ans

34

38

26

22,5

32

Sous-total moins de 40 ans

52

60

33

56,5

50,5

De 40 à 50 ans

32

28

36

15

30

Plus de 50 ans

16

12

31

28,5

19,5

Total

100

100

100

100

100

Les inactifs regroupent davantage de femmes, d’étranger, de personne vivant seule, autant de critère qui sont signifiants d’un taux de pérennité plus faible que les autres créateurs, alors que les chômeurs sont proches des salariés ; noter que les chefs d’entreprise sont bien plus masculins, mais aussi en couple :

 

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

% de femmes

28

31

19

43

30

% en couple

71

75

80

59

73

% d’étranger

7

8

9

14

8,5

 Comme pour les salariés, la motivation principale est l’indépendance (67% contre 43 chez les chefs d’entreprise et 54% chez les inactifs), suivie du choix de créer son entreprise parce que sans emploi, une motivation cette fois propre aux chômeurs :

Réponses multiples

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

Indépendance

67

69

43

54

61

Sans emploi, choix de créer

45,5

7

4

20

20

Goût d’entreprendre, des défis

42

48

46

34

44

Gagner davantage

20

34,5

26

25

27

Opportunité

19

27

23

18

22

Contraint à ce choix

15

6

11

22

12

Idée nouvelle de produit ou marché

13

12

20

12

14

 Les chômeurs affichent plus de difficultés rencontrées que les salariés et bien sur que les chefs d’entreprise :

Réponses multiples

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

Problèmes administratifs

41

46

36

36

41

Contact client

27

20

13

22

21

Obtention de financement

26

19

21

17

22

Le fait être seul à décider

21

15

10

15

16

Fixer les prix

20

16

7

13

15

Trouver un local

14

12

10

11

12

L’embauche

8

11

17

9

11

Aucune difficulté marquante

15

20

31

27

22

 Plus que les autres, les chômeurs créateurs sollicitent l’appui de structures dédiées à la création  (la moitié, contre 28% des salariés et 10% des chefs d’entreprise):

 

Chômeur

Salarié

Chef d’entreprise

Inactif

Total

Entourage immédiat, conjoint

54

55

39

52,5

51

Structures dédiées à la création d’entreprise

50

28

10,5

22,5

30,5

Professionnel

20

22

31

19

23

Entourage professionnel

13

18

13

10

14,5

Seul

22,5

26

36

31,5

28

 

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE

Entre 2006 et 2010, le nombre de chômeurs créateurs a augmenté plus vite que le chômage (+32% contre +17), mais bien moins que le nombre de créateurs actifs, intégrant les auto-entrepreneurs (+68%)

 Le nombre de chômeurs selon l’INSEE au sens BIT en 2006 était de 2,4millions ; il est en 2010 de 2,8 millions, soit une hausse de 17%.

Le nombre de créateurs   2006 est de  285 500 ; il est en 2010 de 622 340, dont 262 340 non auto-entrepreneurs (NAE) et 360 000 auto-entrepreneurs (AE), 216 000 si l’on ne prend en compte que les actifs, ce qui conduit à une hausse de 118%, ou de 68% si l’on exclut les non actifs.

 

La situation antérieure des créateurs est la suivante :

En %

Chômeurs

Dont courte durée

Dont longue durée

Salariés

Chefs d’entreprise

Inactifs

Dont autres inactifs

Dont retraité

Dont étudiant, scolaire

2006

40,0

21,0

19,0

33,0

15,0

12,0

10,0

2,0

2010 non AE

33,1

22,0

11,1

32,3

23,0

11,0

5,9

2,0

3,2

2010 AE

29,6

17,3

12,3

43,8

5,3

21,3

11,0

5,7

4,6

2010 actifs*

31,5

20,0

11,6

37,5

15,0

15,7

     
                   

*les créateurs actifs sont les créateurs NAE, cumulés au créateurs AE dits actifs (calculés sur la base de 60% des auto-entrepreneurs produisant des recettes au cours de l’année, mais nous ne savons pas si ce % est pertinent pour les chômeurs créateurs)

 

Globalement l’importance des chômeurs créateurs baisse en taux tout créateur  actif entre 2006 et 2010 (de 40% à 31,5), mais leur nombre augmente du fait du flux important d’auto-entrepreneur ; on passe ainsi de 114 200 chômeurs créateurs en 2006 à 150 800 en 2010 (tout créateur actif), ou 193 400 tout créateur actif ou non. C’est donc plus que la hausse de 17% du nombre de chômeurs, mais nettement moins que celle du nombre de créateurs actifs (68%).

Noter la forte baisse du chômage de longue durée comme situation préalable à la création (de 19 à 11,6%) ; on passerait de 54 200 en 2006 à 41 200 en 2010.

 

Le poids des ex-salariés augmente du fait des auto-entrepreneurs (44% des créateurs de ce régime, contre 1/3 pour les autres en 2006 et 2010).

 Celui des ex-chefs d’entreprise demeure stable ; la forte hausse en 2010 des créateurs NAE provient du fait que très peu crée sous forme de AE.

 

Enfin Si l’on regarde les inactifs, ils sont de même importance en 2006 comme en 2010 NAE (12 et 11%), mais bien plus nombreux en 2010 AE (21%), ce qui conduit au final à une importance plus grande. La hausse des inactifs (+38%) est  proche de la hausse des chômeurs créateurs (+32%)  en ne prenant en compte que les auto-entrepreneurs actifs.

 

SOMMAIRE

Le poids des auto-entrepreneurs augmente entre 2011 et 2012, pour les 11 premiers mois cumulés (de 53,5 à 56,5%), tout comme leur nombre (+7,3%), alors que celui des non auto-entrepreneurs diminue de prés de 5%

 Au final, le résultat parait plus favorable en 2012 qu’en 2011 quant au nombre de créateur (+1,5%) ; mais cette conclusion doit prendre en compte le fait que 40% des auto-entrepreneurs ne réalisent pas de recettes.

 

Janvier/novembre 2012 comparé à janvier/novembre 2011

Novembre 2012 comparé à novembre 2011

 

Nbre auto-entrepreneurs

Nbre autres créateurs

Total

% AE

Nbre auto-entrepreneurs

Nbre autres créateurs

Total

% AE

2012

290 116

223 380

513 496

56,5

24 852

18 696

43 548

57,0

2011

270 358

235 452

505 810

53,5

26 544

20 556

47 100

56,4

Evol

+7,3

-5,1

+1,5

 

-6,4

-9,0

-7,5

 
                 

La comparaison des seules années 2009 et 2012 (pour les 11 premiers mois de chaque année) montre une nette progression dans les activités de santé et de transports, alors qu’il y a régression, tout type de création, dans le commerce, les services aux entreprises et aux particuliers, de loin les plus nombreux :

 

Auto-entrepreneur (AE

Autre créateur

Toute création

 

Nbre 2012

Evol 2012/2011

Evol 2012/2009

% AE 2012

Nbre 2012

Evol 2012/2011

Evol 2012/2009

Evol 2012/2009

Hausse 2012/2009 tant en auto-entrepreneur qu’autre créateur

 

Santé, éducation

29 931

+11,4

+22,7

56

23 894

+5,0

+9,5

+16,5

Transport

2 810

+16,7

+47,1

31

6 266

-0,7

+9,1

+18,6

Hausse pour les AE et baisse pour les autres créateurs

 

Construction

43 651

+17,7

+18,9

55

35 569

-7,7

-2,9

+8,0

« Industrie »

16 097

+16,1

+21, 4

63

9 558

-12,8

-25,0

-1,4

HCR

8 267

+15,5

+11,4

34

16 313

-2,7

-3,4

+1,1

Baisse des AE 2012/2009 et stabilité ou hausse pour les autres créateurs

 

Information, com

17 548

+15,6

-9,5

67

8 633

-1,7

+0,6

-5,7

Immobilier

2 253

-9,5

-6,4

14

13 329

-9,3

+13,3

+10,0

Baisse de tout type de création entre 2009 et 2012

 

Commerce

57 311

+2,6

-9,4

54

48 010

-6,6

-14,7

-11,9

Services aux particuliers

44 994

+3,1

-11,2

79

11 732

-4,8

-18,8

-13,0

Services aux entreprises

65 426

+1,7

-7,6

61

41 215

-4,1

-3,2

-6,2

                 

 

 

2009

2010

2011

2012

Auto-entrepreneurs

100

116

93

100

Autres créateurs

100

101

100

95

Ensemble

100

109

96

97

Rappel de la situation tout créateur entre les années 2009 (indice 100) et 2012 : le nombre d’auto-entrepreneurs en 2012 revient au niveau 2009 après avoir fortement progressé, puis nettement régressé ; par contre celui des autres créateurs est stable entre 2009 et 2011, mais en baisse en 2012, sans doute du fait de la conjoncture.

 

5 grands groupes d’activité cumulent prés de 80% des créations. Le nombre de créations dans le commerce et les services aux particuliers ont nettement chuté quelque soit le régime, alors qu’à l’opposé la santé/éducation a progressé quelque soit le régime ; la construction et les services aux entreprises  ont connu la stabilité en ce qui concerne les non auto-entrepreneurs, mais des évolutions différentes en ce qui concerne les auto-entrepreneurs.

 

Auto-entrepreneurs

Autres créateurs

Nbre 2012

2009

2010

2011

2012

Nbre 2012

2009

2010

2011

2012

Services aux entreprises

Hors information/com

65 426

100

118

91

92

41 215

100

99

103

101

Commerce détail, gros

57 311

100

107

88

76

48 010

100

97

91

85

Services aux particuliers hors santé/éducation

44 994

100

115

86

89

11 732

100

92

85

81

Construction

43 651

100

130

101

119

35 569

100

104

105

97

Santé, éducation

29 931

100

125

110

123

23 894

100

96

104

110

Toutes activités de création

290 116

100

116

93

100

223 380

100

101

100

95

                     

 

SOMMAIRE

Quelles sont les clés de la réussite de l’Allemagne ? PME familiales, orientées sur le long terme, formation et financement proches des besoins du terrain, innovation et efforts importants de R&D

 Qu’est-ce que ce Mittelstand ?

Des sociétés pour la plupart familiales avec un mode de gouvernance orienté sur le long terme, et donc non cotée en bourse. Selon la note de la Fondation Friedrich Ebert, l’Allemagne compte 4 400 « grandes » PME avec un chiffre d’affaires allant de 50 millions à 3 milliards d’euros ; elles exportent 40 % de leur fabrication.

 

La force de l’Allemagne se fonde sur la capacité de ses entreprises à répondre, par des produits très spécialisés et innovants, à une demande mondiale de machines-outils et de biens d’équipement professionnels.

 

Rappelons que ce tissu d’entreprises familiales, de taille moyenne, était considéré comme un handicap pour l’Allemagne dans les années 1990.

 

Autre facteur de succès, la formation en alternance, fondée sur une conception non élitiste de l’éducation ; elle est caractérisée comme « l’épine dorsale des PME ». Les entreprises forment 80 % des apprentis, en réponse à leurs besoins en ouvriers hautement qualifiés. Ce système de formation participe aussi à la production « d’entrepreneurs davantage prêts à prendre des risques » que les « excellents chercheurs et hauts fonctionnaires » sortis des écoles françaises.

 

De même, l’offre de formation continue est réputée plus proche des entreprises et de leurs besoins.

 

Un mode de financement propre aux PME qui se caractérise par une grande proximité entre l’entreprise et « sa » banque locale, pour investir des sommes importantes dans leur avancée technologique ; 8,3% des exportations mondiales sont imputables à l’Allemagne, mais 14% en ce qui concerne les biens pour lesquels une part élevée du chiffre d’affaires est liée aux dépenses de R&D ; l’Allemagne a beaucoup investi dans l’innovation, « jusqu’à y consacrer aujourd’hui 2,8% du PIB contre 2,2% pour la France » ; idem dans les dépôt de brevets mondiaux (11,6% contre 4% en France). « La zone germanophone disposerait de 1 500 leaders mondiaux cachés, sur une population totale estimée à près de 2 000 dans le monde, dont près d’un millier parmi les petites PME. (…) Ces entreprises investissent près de 5% de leur chiffre d’affaires dans la R&D là où les grands groupes mondiaux les plus en pointe n’investissent que 3,6% ».

Il n’en reste pas moins que l’Allemagne elle-même ne sait pas dupliquer ce modèle à l’intérieur de ses propres frontières.

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