Les 2/3 des stagiaires des E2C connaissent une sortie positive


"Une deuxième chance pour ceux qui ont raté l’école", La Croix du 21 octobre 2017

Né en 2004, le réseau des Ecoles de la 2éme chance regroupe actuellement 51 écoles, présentes sur 118 sites, le tout dans 12 des 13 régions. Elles accueillent chaque année près de 15 000 jeunes, auxquels elles proposent, de façon individualisée, remise à niveau et insertion dans le monde professionnel. Des établissements du même type existent chez certains de nos voisins européens.

Les collectivités territoriales leur accordent des moyens financiers relativement élevés (entre 5 000 et 7 000€ en moyenne par jeune).

 

Les stagiaires ont en général entre 18 et 25 ans, avec une moyenne de 20 ans. Hommes et femmes sont à parité.12% des stagiaires sont de nationalité ­extra-européenne. 10% proviennent d’une zone rurale, tandis qu’1/3 habitent un quartier prioritaire de la politique de la ville; 4% des stagiaires sont reconnus comme handicapés.

La plupart ont arrêté leur scolarité sans la moindre qualification.

 

Près de deux tiers des stagiaires connaissent une sortie « positive ». Dans ce cas, soit ils suivent une formation qualifiante ou diplômante, en alternance ou non (66%), soit ils occupent un emploi de plus de six mois (23%), soit ils bénéficient d’un contrat aidé (11%).

Ceux dont le parcours ne débouche pas sur une sortie « positive » sont soit sans solution (22%), soit réorientés vers les Missions locales (9%), soit en CDD de moins de deux mois (3%), soit en service civique (1%), soit encore en formation pré-qualifiante (1%).

 

Une pédagogie adaptée, plusieurs caractéristiques structurent cette pédagogie : 

-Le projet personnel, susceptible d’évoluer au gré des stages et de l’acquisition de compétences, est au cœur de la pédagogie des E2C: avant d’entrer en « formation », il y a un entretien individuel avec chacun d’eux pour faire émerger ce projet de vie.

-Les ateliers de l’E2C ont la particularité d’accueillir un petit nombre de stagiaires

-Une prise en charge globale du stagiaire : beaucoup arrivent abîmés par la vie; il nous faut les aider, avec un réseau de partenaires locaux, à surmonter leurs problèmes de santé, d’addiction, de précarité ou encore de justice.

-Chaque parcours, d’une durée moyenne de six à huit mois, débute par une étape d’intégration avec trois semaines de cours et deux semaines de stages. Ensuite, il faut prouver qu’on a envie de rester. 

 

L’efficacité des E2C se heurte aux profils fragiles des stagiaires

« Les E2C ont beau accepter des jeunes qui font preuve de motivation, elles ont beau proposer un accompagnement sur mesure, y compris d’un point de vue extrascolaire, elles n’ont aucune prise sur un certain nombre de facteurs de la vie du stagiaire »