3 sources d’information à observer selon qui sont interrogés.
Baromètre de conjoncture des TPE, Vague 84
Fiducial, juillet 2026
Méthodologie : échantillon de 1 003 dirigeants de très petites entreprises de 0 à 19 salariés.
L’échantillon a été raisonné puis ramené à son poids réel lors du traitement sur les critères suivants : secteur d’activité de l’entreprise, taille de l’entreprise, région d’implantation de l’entreprise. Les interviews ont été réalisées par téléphone du 1er au 19 juin 2026.
“L’optimisme des patrons vis-à-vis de leur propre activité redevient majoritaire (54%) au 2éme trimestre 2026, pour la première fois depuis le second trimestre 2025. Les 1 à 5 salariés sont les moins optimistes (42 et 46%)
26% disent retrouver de la motivation pour développer leur activité, 15% reprendre souffle après une période difficile et 12% célébrer les succès récents de leur activité. En revanche, 23% s’interroge sur l’avenir de leur entreprise, 12% sont sous pression avant la rentrée et 12% reportent des décisions importantes à la rentrée.
7% ont embauché ou prévu de le faire entre le1er avril et le 30 juin, notamment les 3 salariés et plus (entre 13 et 32%) et ceux dans les HCR (17%),mais peu le BTP (4) ; 7% ont supprimé ou prévu de supprimer un ou des postes, notamment les 3 salariés et plus (entre 13 et 19%). En moyenne, 0,2 poste est vacant.
33% déclarent rencontrer des difficultés financières dont 15% des difficultés très ou assez importantes ; parmi ces derniers, 5% disent envisager de cesser (3% dans les 6 mois).
63% des patrons se montrent optimistes pour leur activité au second semestre 2026, quelle que soit la taille de l’entreprise (60 à 65%), ce qui est nouveau.
Les grands chantiers pour la rentrée :
– Préserver la trésorerie (toutes citations 45%) et mettre en place les mesures pour faire face à la hausse des coûts (17%),
– Se préparer aux nouvelles obligations administratives, fiscales ou réglementaires, notamment la facturation électronique (42%),
– Développer ou relancer l’activité commerciale, trouver de nouveaux clients (40%),
– Accélérer la digitalisation de l’activité : outils de gestion, site internet, réseaux sociaux, intelligence artificielle (17%),
– Investir dans du matériel, des équipements ou la modernisation des locaux (16%),
– Réduire la dépendance à certains fournisseurs, mieux gérer les approvisionnements (15%),
– Engager ou poursuivre des actions liées à la transition écologique, la sobriété énergétique (8%),
– Recruter des salariés (6%). 7% des dirigeants de TPE déclarent avoir embauché ou prévoyait d’embaucher du personnel d’ici fin juin 2026.
ETAT DES LIEUX DES TPE au 2ème trimestre 2026
Syndicat des Indépendants, juillet 2026
“Le deuxième trimestre 2026 confirme l’enlisement économique des très petites entreprises. Près de 65% des dirigeants constatent une baisse de leur chiffre d’affaires, tandis que 70% enregistrent une diminution de leur marge nette. À l’inverse, seuls 10% observent une progression de leur activité.
61% déclarent une dégradation de leur trésorerie et une entreprise sur deux fait face à des problèmes de trésorerie ; 18 % les jugent importantes. 38% disposent de moins de trois mois de visibilité financière, tandis que 12% rencontrent déjà des difficultés immédiates pour faire face à leurs charges.
Les principaux facteurs identifiés sont la baisse du chiffre d’affaires (68%), les cotisations sociales sur les salaires (52%), les cotisations personnelles (47%) ainsi que le poids de la fiscalité (43%).
74% expriment un sentiment négatif quant à leur capacité à développer leur activité au second semestre 2026. 91 % affichent aujourd’hui un ressenti négatif, et un chef d’entreprise sur deux déclare subir un stress élevé et permanent. 34% envisagent aujourd’hui une cessation d’activité.
87% des dirigeants ne recherchent actuellement aucun salarié, tandis que seulement 13% sont engagés dans une démarche de recrutement.
Pour les entreprises souhaitant embaucher, les principaux obstacles restent le manque de candidats (82%), le niveau des charges salariales (51%) et la situation économique (35%).
52% des chefs d’entreprise perçoivent une rémunération inférieure au SMIC, tandis que 16% déclarent disposer de moins de 500€ de revenus mensuels.