Si l’innovation est jugée comme un atout important pour développer à l’international, les motivations pour y venir sont avant tout le taux de croissance, la rentabilité, l’image et la notoriété de l’entreprise.


« Baromètre CCI International : les PME-ETI françaises et l’internationalisation » CCI international, Opinion Way, TV5 monde, Juin 2014

Étude quantitative réalisée auprès d’un échantillon de 503 dirigeants d’entreprises françaises de 20 salariés et plus entre le 25 avril et le 20 mai.

L’étude ne précise pas comment a été choisi l’échantillon ; elle apporte des données récentes sans apporter d’éléments nouveaux à une problématique connue.

 

52% des entreprises interrogées sont présentes à l’international, soit parce qu’elles ont des fournisseurs à l’étranger (67%), soit parce qu’elles exportent (44%), ou sont implantés à l’étranger (29%) ; noter que 41% font de la veille sur leur secteur d’activité à l’étranger.

 

Ces 278 entreprises présentes à l’international sont pour 58% des entreprises de 20 à 49 salariés, 33% de 50 à 249 salariés et 9% plus de 250 salariés (une structure proche de celles qui n’y sont pas présentes) ; la différence relève plus de leur choix de passer le pas de l’internationalisation ou non.

40% appartiennent au secteur des services, 22% au commerce, 23% à l’industrie.

60% réalisent moins de 30% de leur chiffre d’affaires à l’étranger (39% moins de 10%) et 21% plus de la moitié.

34% ont connu une hausse de leur chiffre d’affaires au regard de l’année passée et 14% une baisse.

 

Les principaux enjeux des entreprises interrogées sont focalisés sur la stratégie, le positionnement sur de nouveaux marchés géographiques et sur l’innovation ; ces répondants sont déjà souvent concernés par l’internationalisation :

Au choix 2 réponses

possibles

Stratégie

commerciale

Recherche nouveaux

Marchés géographiques

Innovation

« produit »

Recrutement

compétences

Positionnement

Nouveaux produits

Productivité

Nouvelles

technologies

Niveau

Investis-sement

% de répondants

45

30

24

21

17

16

9

7

% d’entreprises

exportatrices

47

36

30

16

15

17

11

4

 Innover est perçu comme un atout essentiel pour se développer à l’international (86% dont 31 très important) ; le fait d’être présent à l’international est un booster pour innover (71% dont 23 très important).

 

Les premières motivations à l’internationalisation concernent en 1ére réponse : la hausse du chiffre d’affaires (54%), le taux de croissance (48%), la rentabilité (43% ; pour 28% les marges y sont plus importantes), l’image et la notoriété de l’entreprise (41%), avant l’innovation et la R&D (30%), la possibilité d’attirer de nouveaux talents (29%), la création d’emploi (26%)

Dans les 2 ans à venir, 56% envisagent d’y développer leur chiffre d’affaires et 38% d’en faire autant.

Dans les 12 prochains mois, 59% envisagent de recruter (57% en France et 20% à l’étranger).

17% de celles qui n’exportent pas envisagent de le faire dans les 2 ans et 7% d’implanter une base à l’étranger.

 

Sans surprise, les pays qui semblent prometteurs sont largement situés en Europe (69%), en Chine (11%) aux USA (8%), en Russie (5%).

 

Les freins évoqués sont au nombre moyen de 4,9 freins cités : ils sont plus fréquents dans les 2 premiers types cités

– les freins relatifs au pays étranger : risque d’impayé (45%), la réglementation à l’étranger (39%) et en France (42%), la complexité financière (30%), les langues (30%)

– Les freins relatifs à la commercialisation : trouver les bons partenaires (41%) repérer les opportunités (41%)

– Les freins relatifs à l’entreprise : le manque d’accompagnement (31%), la capacité financière (31%), le manque de personnel (27%), la capacité en R&D (24%), la capacité de production (20%).

 

Les répondants estiment qu’ils seraient incités à s’impliquer davantage dans l’internationalisation si on leur proposait (en moyenne 6,2 items cités, plus souvent par ceux qui sont déjà présents à l’international):

un appui à la commercialisation : opportunité de partenariat (66%), opportunités concrètes de débouchés (65%)

Des mesures de réduction des coûts ou de financement : baisse des charges (64%), mesures fiscales à l’investissement ou pour l’emploi (58%), assouplissement des formalités administratives (58%), meilleur accès au crédit (39%)

Un accompagnement personnalisé (41%)

Noter que les 2/3 des entreprises se disent peu informées concernant les mesures et dispositifs existants en matière d’aide au développement de l’activité à l’international des entreprises françaises : noter encore que les entreprises non impliquées dans l’international connaissent modérément les organismes intervenants (Coface, Ubifrance, CCI à l’étranger…)

 

En termes d’accompagnement, 64% ont fait appel; 3 groupes d’acteur émergent : les CCI (50% dont CCI en France 45% et chambres cde commerce à l’étranger 25%), la Coface (37%) et Ubifrance (30%), loin devant BPI (12%), le ministère des Affaires Etrangères (7%) ou les ambassades/consulats (2%), les autres banques (6%), le Medef (5%) ou les Conseils Régionaux (3%) ; les acteurs jugés légitimes pour accompagner sont les mêmes.

 

Interrogées sur les formes d’accompagnement qui faciliterait le développement à l’international, 2 types d’apports ont davantage été cités par ceux qui ont l’expérience de l’international :

Le partage d’informations et de connaissances : échange d’information sur le pays, le marché, aide pour trouver des partenaires et des clients, trouver des salons internationaux approprié (cités par 26% des expérimentés et seulement 11% des non expérimentés)

– Soutien financier et abaissement des coûts (22% contre 14)

– Accompagnement administratif (10% contre 9)

– Formation du personnel (9% contre 5)