Après un développement plutôt favorable de nouveaux sites industriels en 2022-2024, la situation 2025 est à la baisse.


"Baromètre industriel de l’État", DGE, octobre 2025

La DGE) publie semestriellement le Baromètre industriel de l’État. Il s’agit d’un indicateur permettant de suivre et d’analyser les dynamiques industrielles en France, fondé sur le nombre net de nouveaux sites industriels, et celui d’extensions significatives de sites existants.

Le cumul des ouvertures, fermetures, extensions ne permet pas de situer l’importance de la dynamique (emplois, nouveaux produits…).

 

La dynamique est notamment portée par l’économie circulaire.

 

Après des tendances très positives observées en 2022 et 2023, en 2024 on observe pour la première fois un ralentissement de la dynamique de réindustrialisation, avec un nombre d’ouvertures de sites industriels en baisse par rapport aux années précédentes, et à l’inverse, une augmentation du nombre de fermetures.

– Au 2éme semestre 2024, on dénombre 61ouvertures de site, 76 extensions significatives contre 60 fermetures et 29 réductions significatives.

– Au 1er semestre 2025, ce sont 44 ouvertures de sites et 86 extensions significatives vs 82 fermetures et 39 réductions significatives.

 

– En 2023, sur un an ce sont 170 ouvertures de site, 174 extensions significatives vs 111 fermetures et 44 réductions significatives.

– En 2024, sur un an, ce sont 115 ouvertures de site, 152 extensions significatives vs 121 fermetures et 58 réductions significatives.

 

Si la France reste le pays le plus attractif en Europe d’après le baromètre EY de l’attractivité , après avoir bien résisté en 2022-2023, les investissements étrangers en France ont connu une baisse en 2024 (-7% entre 2023 et 2024). 

La concurrence internationale accrue, avec une exacerbation des tensions commerciales depuis 2022-2023, et l’écoulement sur les marchés export de la surproduction chinoise en croissance menacent directement l’industrie française et européenne. C’est le cas notamment en Allemagne et en Italie, et particulièrement pour les secteurs de la métallurgie, de l’automobile et de la chimie, également touchés en France.

 

La dynamique est notamment portée par l’économie circulaire, avec l’ouverture de sites dédiés au recyclage de diverses matières et au reconditionnement d’appareils. Les chiffres du premier semestre montrent également une montée en cadence dans l’industrie de défense (40% des ouvertures du secteur sont liées à l’aéronautique militaire).
Les secteurs de la chimie et du transport sont toujours en difficulté, et l’agroalimentaire accuse une première décélération.
 

 

Ce semestre, l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine affichent les dynamiques les plus positives ; les secteurs traditionnellement implantés dans ces régions, tels que l’aéronautique et la défense participent largement à cet élan.
Les régions du Nord-Est de la France, territoires historiquement industriels confrontés à une transformation profonde de l’économie, continuent d’observer une tendance à la baisse. Pour la première fois, les Pays de la Loire affichent un solde négatif, du fait notamment des difficultés du secteur automobile.

 

Pour en savoir davantage : https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2025-10/040%20-%20DP%20-%20Barom%C3%A8tre%20industriel%20de%20lEtat.pdf