En 2023, l’économie maritime emploie 374 600 salariés en équivalent temps plein (ETP), soit 1,6% de l’emploi salarié en France (hors Mayotte).
⇒ Quelles activités dans l’économie maritime ?
– 184 500 ETP travaillent en lien avec le tourisme littoral, qu’il s’agisse d’hébergement, de restauration (hôtels, campings, restaurants, cafétérias, etc.), des activités en lien avec les sites touristiques (musées, parcs d’attractions, thalassos, etc.), ou encore avec le sport (location de matériel, clubs, etc.).
– 158 800 ETP le sont dans des activités “maritimes” : dans la construction et réparation de navires (46 300), dans le transport maritime et fluvial (43 500), dans les produits de la mer (43 200), dans la logistique (8 200), dans les travaux publics maritimes et fluviaux, dont la pose de câbles sous-marins et services para-pétroliers et para-gaziers offshore (7 900), l’intervention publique maritime et recherche et protection de l’environnement littoral et marin (7 800) et l’extraction de matériaux marins et production d’énergie (1 900)
– Et enfin dans la marine nationale (31 300).
– L’économie maritime regroupe également 33 100 emplois non-salariés dont la majorité travaillent dans le tourisme littoral (28 100 emplois).
⇒ Dans quels espaces géograhiques?
– Plus de neuf salariés sur dix travaillent sur le littoral. Les Bouches-du-Rhône (36 400 salariés), le Var (36 300 salariés) et le Finistère (32 700 salariés) concentrent le plus grand nombre de salariés.
Plus de 10% de l’ensemble des emplois dans le Var, le Finistère et la Corse-du-Sud sont liés à l’économie maritime. Elle est également présente en outre-mer où elle représente plus de 3% des emplois en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion.
– Le tourisme est prépondérant sur les façades « Méditerranée » et « Sud-Atlantique », et dans les DROM : sur ces façades, les emplois maritimes représentent une part très élevée dans l’emploi des bassins de vie concernés. C’est le cas dans les bassins de vie de Crozon (2 400 emplois maritimes, soit 92%) en raison de l’emploi militaire de la rade de Brest, et des Saintes-Maries-de-la-Mer (650 emplois, soit 56%) avec la présence du parc naturel régional de Camargue. Vient ensuite le bassin de vie de Quiberon (1 000 emplois, soit 39%) qui englobe les deux îles de la baie de Quiberon et qui est réputé pour ses activités liées aux produits de la mer, notamment la transformation et conservation de poisson, de crustacés et de mollusques. Enfin, c’est aussi le cas du bassin de vie de Saint-Tropez (3 650 emplois, soit 39%), du fait de son attractivité touristique.
La façade « Manche Est – Mer du Nord » est spécialisée dans le transport maritime (26% des emplois maritimes de ce domaine), à travers l’Haropa Port (Havre – Rouen – Paris) qui se distingue comme le premier port de France pour le commerce extérieur. La façade « Nord Atlantique – Manche Ouest » se démarque par une part plus élevée de la construction et de la réparation de navires (41% des emplois maritimes de ce domaine), en raison de la présence du port de Saint-Nazaire. Elle regroupe également 32% des emplois salariés du domaine des produits de la mer. Dans les DROM hors Mayotte, le tourisme et le transport maritime sont dominants. Enfin, les effectifs de la Marine nationale se répartissent essentiellement entre la façade « Méditerranée » et « Nord Atlantique – Manche Ouest » en raison de la présence de bases navales (Toulon et Brest).
⇒ Quels profils ont les personnes qui y travaillent ?
– La part des femmes est un peu inférieure à ce qu’elle est en France (38,9 %vs 42,3 en France), sauf dans le tourisme (48%) vs 22 à 32% dans les autres activités. Par contre, hors tourisme littoral, près de trois salariés sur quatre sont des hommes.
– En ce qui concerne les âges : la part des moins de 25 ans dans les salariés est plus élevée que dans l’ensemble de l’économie (16,9% contre 12,4), mais 22,8% dans le tourisme et entre 9 et 11% pour les autres activités. Par contre, la part des plus de 50 ans est proche (25,2 vs 27,7% en France).
– Les CSP : les employés y sont bien plus nombreux (44,9% vs 28,3), notamment dans le tourisme (60%) vs entre 5 et 22% pour les autres activités. Celle des cadres y est plus modeste (11,6 vs 20,7%) sauf dans la construction navale (37%) et le transport maritime et fluvial (23,7%). Alors que celle des professions intermédiaires sont proches (20,8 et entre 10,5 et 19,3%).
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/9022577