Les bénéficiaires de France Active affichent pérennité et développement de l’emploi.


"Impact 2018 ", France Active, lu janvier 2019

Méthodologie :

Le fichier de base comporte 5 771 structures dont 84% étaient en phase de création /reprise et 16% en phase de développement / rebond; il; a été enrichi par des recherches manuelles complémentaires sur un échantillon aléatoire de 3 200 structures selon les informations obtenues sur société.com ou infogreffe, montrant un effet sensible de sous-déclaration dans Sirene, effet corrigé par une approche probabiliste (par strate) sur les cas non vérifiés.

Une enquête téléphonique a été conduite auprès de 708 structures entre le 20 avril et le 21 mai sur la base d’une stratification croisant : la nature du projet (création – reprise / développement), le statut du projet (TPE / Entreprise sociale), le montant du plan de financement (en tranches),  le secteur d’activité (11 catégories) et la situation de l’entreprise (active ou cessée).

Une comparaison est faite avec les données Insee/sine 2014 et 2010 (pour la pérennité et le développement au cours des 3 premières années d’existence des entreprises). Un triple décalage est à prendre en compte :

-dans Sine, il s’agit seulement des créations et très peu de reprises (créations par rachat d’une reprise);

-les bénéficiaires de France Active sont une population spécifique en ce sens qu’elle a besoin de financement extérieur à l’entreprise, alors que dans Sine nombre de créateurs ne recherchent pas ce type de financement;

-enfin, Sine fait état de 28% de créateurs, ex chefs d’entreprise, et créateurs à nouveau,

autant d’éléments qui doivent être pris en compte pour une comparaison utile.

 

Afin de redonner une image strictement représentative des 5 771 structures, une pondération a été calculée sur la base des critères de la stratification (le calage sur les résultats finalisés d’analyse de la pérennité) complétés par deux critères : l’objet du financement (BFR, investissement, les deux) et les typologie d’intervention de France Active (5 catégories).

 

Un bilan très complet autour des profils, des raisons de leur choix d’avoir fait appel à France Active, de la pérennité des entreprises concernées, de l’impact sur leur développement (investissement, emploi), mais quelque fois difficile à analyser du fait du mélange des créations/reprises et des structures en appui de développement (notamment de l’ESS).

 

Avant propos : une brève comparaison entre création/reprise et entreprises de l’ESS et par ailleurs TPE et structures en développement, au sein des bénéficiaires de France Active :

-les créations/reprises d’entreprises sont à 95% des TPE et 5% des unités dites en développement; au sein des unités de l’ESS, 74% des unités sont localisés dans les appuis au développement, alors que 26% le sont dans des créations/reprises.

-Les grandes différences entre unités bénéficiaires des appuis dévolus à la création/reprise et ceux pour le développement résident en ce qui concerne :

*les activités : les entreprises de services aux ménages, santé/action sociale et culture, art et spectacle sont 62% des bénéficiaires des appuis développement vs 20% pour les appuis création/reprise, alors que le groupe création/reprise est largement localisé dans le commerce/HCR (41% vs 11), voire les activités dites secondaires (construction, industrie, agriculture) avec 19% vs 10.

*Les montants investis : 33% des bénéficiaires des appuis développement affichent des montants d’investissement au démarrage d’au moins 100 000€ vs 16 pour les créations/reprises; inversement ces dernières sont 58% a voir investi moins de 50 000€ vs 41 pour les appuis au développement.

 

  Une 1ére partie largement tournée vers le public des créateurs/repreneurs d’entreprise

 

⇒ Qui sont les porteurs de projet (comparaison avec l’enquête Sine 2014) ; des chômeurs, entre 30 et 50 ans, de niveau bac et au-delà, expérimentés dans le métier de création/reprise, dans des activités de commerce et de services.

 

♦ 88% de créateurs étaient au chômage (de courte durée 45%, de longue durée 32% vs 16 et 11% dans Sine), ou sans activité professionnelle (11% vs 8) avant le lancement de leur entreprise, bine plus que dans Sine. 14% étaient bénéficiaires de minima sociaux.
Près d’un tiers des créateurs financés par France Active étaient inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus (11% au niveau national).
La part des salariés (7%), des chefs d’entreprise ou professions libérales (2%) reste faible par rapport au niveau national (respectivement 36% et 26%).

 

♦ 45% sont des femmes (France Active est gestionnaire de mesures spécifiques en direction des femmes), vs 28% au niveau national); cette proportion est proche de celles d’autres réseaux d’appui. La proportion des femmes créatrices varie selon le territoire: dans les départements qui comptent au moins 10 créateurs, la part des femmes oscille entre 27% (Oise) et 82% (Deux-Sèvres).

 

♦ 43% des créateurs ont un diplôme post-Bac (46% au niveau national), dont 22% de niveau  2 et 3 émes cycles (vs 31) et 21% du 1er cycle (vs 15); 24% ont le bac (vs 18); 28% ont le CAP-BEP (vs 19) et 5% un niveau inférieur (vs 17).
Les créatrices sont plus souvent diplômées du baccalauréat (27% contre 21% pour les hommes), alors que les créateurs hommes sont plus issus d’une formation professionnalisante (32% ont le CAP-BEP contre 24% pour les femmes)

 

♦ 22% des créateurs ont moins de 30 ans (vs19), 65% entre 30 et 49 ans (vs 59) et 13%, 50 ans et plus (vs 22). Les créatrices sont surreprésentées dans la tranche d’âge entre 40 et 49 ans (31% contre 24 pour les hommes).

 

♦ Comme au niveau national, environ deux tiers des créateurs ont une expérience professionnelle dans le domaine d’activité créé, dont 73% ont une expérience de plus de 5 ans. En revanche, seulement 16% ont déjà créé une entreprise avant (28% au niveau national).

 

♦ En termes de secteur d’activité choisi, 41% sont dans le commerce (dont HCR 16%), 34% dans les services (à égalité entre les services aux entreprise et aux ménages), 10% dans la construction; peu dans l’industrie (4%), la santé (3), les transports (3), les IAA (3).

 

⇒ Pourquoi ont-ils choisi France Active ?

 

Le choix tient à la spécificité de France Active (garantie d’emprunt, prêt Nacre, prêt solidaire, aide au montage de dossier). D’ailleurs, 22% avaient préalablement reçu un refus de banque parce que le dossier avait été jugé trop risqué (55%), ou avec des garanties insuffisantes (24%).

 

98% ont ainsi obtenu une  garantie de France Active.

88% ont eu recours à une garantie pour accéder à un prêt bancaire dans le cadre d’un investissement, et 19% pour un prêt de trésorerie.

58% ont bénéficié à la fois d’un prêt Nacre et de la garantie d’un prêt bancaire, 34% pour seulement la garantie, 8% pour un prêt solidaire et la garantie.

 

Cette garantie a permis à 63% que la banque ne sollicite pas d’autre garantie; toutefois 31% ont dû proposer une caution personnelle à la banque. Pour 75% des créateurs/repreneurs l’intervention a permis de convaincre les banques de financer leur projet dans de meilleures conditions.

40% déclarent que sans l’appui de France Active, leur projet aurait dû être abandonné. 48% l’aurait toutefois mis en place avec la banque et 8% l’aurait fait sans prêt.

 

Les prescripteurs ont été variés (selon ce que se souviennent les répondants, 13% ne se souvenant pas) : 30% une structure d’appui à la création (22% une CCI ou CMA, 7% une boutique de gestion, 1% l’Adie), 19% une banque, 10% pôle emploi, 4% un expert-comptable, un chef d’entreprise (2%), en recherche d’info (8% dont 7 sur internet) et 16% un autre prescripteur non identifié.

Mais 56% n’ont reçu aucun conseil des ces prescripteurs, alors que 43% disent avoir reçu conseil d’une structure d’appui à la création (24% d’une CCI ou CMA et 20% d’autres structures).

 

⇒ La pérennité des entreprises bénéficiaires

 

♦ 79% des créations/reprises soutenues par France Active sont toujours actives à l’échéance de 3 ans, contre 71% en moyenne nationale (Insee, enquête Sine 2010, dernières données disponibles). Le taux de pérennité au bout de la 1ére année est de 98% vs 91dans Sine; au bout de la 2éme année, il est de 91% vs 81; au bout de la 4éme année, le taux est estimé à 74%.
Cependant, une partie de cet écart s’explique par une répartition sectorielle plus favorable à France Active ainsi que des projets à l’ampleur financière plus conséquente. Mais il faut aussi rappeler que dans Sine, 28% des créations sont le fait de dirigeants déjà expérimentés comme dirigeants, et donc plus expérimentés.

 

♦ La pérennité à 4 ans croit avec les montants investis : 61% pour les entreprises qui ont investi moins de 10 000€,  72% pour celles ayant investi de 25 à 50 000€, 77% de 50 à 100 000€ et 80% au-delà. Au niveau national, les entreprises créées avec un montant de 40 000 € à 160 000 € franchissent, toutes choses égales par ailleurs, 1,3 fois plus souvent le cap des 3 ans que celles avec moins de 2000 euros (Insee Première N°1543, avril 2015).

 

♦ La pérennité varie fortement selon les secteurs d’activité : la santé (91%), les services aux ménages (80), la construction (78), l’industrie (77), les services aux entreprises (76), le commerce (66) et les HCR (62).

 

♦ Les associations (90%) sont plus pérennes, puis les sociétés (entre 74 et 76), les coopératives (70), les entreprises individuelles (69), les autoentrepreneurs (57), ce qui est également la tendance au niveau national.

 

♦ Les personnes ayant un diplôme BAC+5 créent plus d’entreprises pérennes (78%) vs 74 pour les bac, bac +2 et +3 et 4, 69 pour les personnes avec CAP-BEP et 65 pour les sans diplôme. Au niveau national, l’Insee fait le même constat.

 

⇒ Le devenir des entreprises pérennes

 

Le chiffre d’affaires

81% des entreprises pérennes ont augmenté leur chiffre d’affaires par rapport à 2014/2015 (CA moyen de 195 000€ HT) : entre 3 et 7%, pour les CA de moins de 50 000€ HT, 18% pour les CA de 50 à 80 000€ HT, 29% pour les CA de 80 à 150 000€ HT, de 16 à 19% pour les CA de 150 à 800 000€HT.

49% estiment être en forte hausse au regard de 2014/2015, 32% en légère hausse, 11% stable, 8% en baisse (dont 3 en forte baisse).

Interrogés sur l’évolution de leur activité dans les prochains 12 mois, les entrepreneurs s’affichent optimistes : 50% des créateurs souhaitent développer leur activité, 40% maintenir la situation actuelle; un tiers envisage une augmentation des effectifs.

 

♦ La viabilité

81% sont satisfaits de leur dernier exercice financier (dont très satisfaits 42).

 

♦ Les investissements

50% des structures pérennes ont réalisé des investissements après la création  : le cumul des montants investis ces 3 dernières années est de 10% avec au plus  3 000€ TTC de montant d’investissement, 25% entre 3 000 et 15 000€ TTC, 48% entre 15 et 30 000€ TTC, 19% 75 000€ TTC et plus.

 

♦ L’emploi (salariés et non-salariés)

-En avril 2018, les structures soutenues en 2014 par France Active et toujours actives employaient 16 200 personnes, vs 10 400 au démarrage (dont 2 000 sont disparus). En écartant les effectifs au démarrage des reprises (1 800 en effectifs), la création nette d’emploi à 4 ans est estimée à 14 400 emplois (+92% au regard du démarrage).

Au démarrage, les créations/reprises soutenues en 2014 par France Active employaient 2,1 personnes, soit 10% de plus que la moyenne nationale (Sine, génération 2010). Entre 2014 et 2018 (date de l’enquête), les créations/reprises toujours actives ont connu un doublement de leur taille (4,5) alors que la même progression au niveau national n’était que de +50%.
Les créations / reprises soutenues par France Active et toujours en activité ont une taille moyenne à 4 ans supérieure de 55% à la moyenne nationale.

 

-La structure de l’entreprise a changé entre le démarrage et l’enquête : 91% avaient au démarrage au plus 3 personnes, vs 64% au moment de l’enquête et 9% au moins 4 personnes vs 26 au moment de l’enquête.

Les dirigeants comptaient en moyenne par entreprise 1,4 personne dirigeante sur 2,1 personnes au démarrage (67%) et au moment de l’enquête 1,4 sur 4,4 (31%, dont 11% les dirigeants salariés).

Les salariés en CDI sont au moment de l’enquête 45% des effectifs (vs 23 au démarrage) et en CDD 16% (vs 10).

Ces chiffres varient aussi selon le statut de l’entreprise : le nombre moyen de l’effectif en création est passé de 1,9 au démarrage à 4,2 au moment de l’enquête (+121%), en reprise de 3,1 à 5,7 (+84%) et en entreprises sociales et solidaires (très présentes dans la santé et l’action sociale) de 9,7 à 22,5 (+132%).

 

Plus le montant du plan de financement a été important, plus les effectifs au démarrage ont été importants, mais le % de hausse des effectifs est proche (+125 à 130% pour un montant d’au moins 50 000€ et + 75% pour des montants inférieurs).

Les Hommes ont des effectifs plus importants (5,4 vs 2,8 au moment de l’enquête) et une hausse plus forte (+117% vs +87).

Les moins de 30 ans ont des effectifs plus faibles (3,0 à l’enquête vs 4,5 à 5,2 pour les autres âges); les 30-39 ans sont ceux qui ont connu la plus forte hausse (+145% vs +90 à +120).

Les ex salariés et les ex chefs d’entreprise ont de loin le plus grand nombre de salariés (13,3 à 13,6 au moment de l’enquête); la hausse est la plus forte chez les chefs d’entreprise dont dirigeants de structures de l’ESS (de 5,1 à 13,6 soit + 167%); par contre, les demandeurs d’emploi sont plus timides, mais inscrits dans la création/reprise; ceux ayant moins d’un an au chômage passent de de 1,5 au démarrage à 2,9 (+93%) alors que leurs collègues affichant plus d’un an de chômage ont progressé de 106% (de 1,7 à 3,5).

 

⇒ Les entreprises qui ont cessé

 

56% ont connu une liquidation judiciaire, 27% une cessation simple, 17% une vente ou une transmission.

Les causes de cessation sont pour 50% le fait de problèmes financiers, pour 14% un événement personnel, pour 6% la création d’une autre entreprise, pour 6% une situation qui ne leur convenait pas (dont 3% rythme et conditions de travail trop difficiles).

 

55% sont au moment de l’enquête salarié (dont 13 en CDD), 15% chef d’entreprise, et 21% sans emploi.

A la question « votre expérience de création d’entreprise vous a-t-elle été utile ? », 65% ont répondu favorablement quant à l’acquisition de compétences, 51% pour plus de confiance en soi, 38% reprendre contact avec le monde du travail et 17% l’accès à une formation.

 

Une seconde partie tournée vers essentiellement des acteurs de l’ESS, inscrits dans le développement

 

⇒ Quels sont les bénéficiaires concernés ?

 

♦ 92% sont des entreprises sociales (65% des associations, 8% des coopératives et 27% des sociétés commerciales). 35% sont inscrites dans une logique commerciale, 48% dans une approche hybride et 17% dans le non marchand.

 

3 secteurs « sociaux » concentrent 62% des entreprises soutenues en phase de développement : les services aux ménages » (35%), la santé et l’action sociale (17%),la culture, art et spectacle (10%).

Les activités plus marchandes regroupe 38% des bénéficiaires, dont les services aux entreprises (16%), le commerce (11% dont HCR), la construction et l’industrie (7%).

Le secteur «services aux ménages » regroupe des associations (sans préciser leurs activités), des activités sportives, récréatives et de loisirs et l’enseignement.

 

⇒ Quels prescripteurs les ont orienté vers France Active ?

20% avaient déjà été accompagnées par France Active; 17% sont venus via leur banque; 11% sont venus via des prescripteurs spécialisés dans l’orientation ou l’accompagnement (7% via un Dispositif Local d’Accompagnement, 2% via des réseaux de l’ESS, 1% via une CCI/CMA), 3% via internet ou un salon spécialisé; noter que 30% ne s’en souviennent pas et que 12% citent un autre prescripteur.

78% n’avaient reçu aucun conseil de ces prescripteurs; ce n’est pas la cas pour les prescripteurs spécialisés dans l’orientation ou l’accompagnement (13%).

33% étaient en difficulté financière lors de leur contact avec France Active (25% pour les entreprises marchandes, 38 à 40% pour les autres). 16% avaient essuyé un refus d’une banque ou d’un autre financeur. 

 

⇒ Le financement via France Active

 

♦ 64% ont sollicité France Active pour un investissement (74% les entreprises marchandes, 55-57% les autres); 39% ont sollicité pour un problème de trésorerie et de BFR (25% les entreprises marchandes, 43-48% les autres).

En effet, les modèles socioéconomiques, majoritairement hybrides et non-marchands, sont peu lisibles pour les financeurs classiques; les réseaux bancaires ne proposent pas de solution pour renforcer le bilan. Ils ne financent pas le BFR, et proposent uniquement des solutions pour le financement de la trésorerie à court terme. Pourtant, le besoin en financement BFR est plus élevé pour les structures hybrides et non-marchandes (respectivement 48% et 43%, contre seulement 25% pour les structures marchandes). Dépendantes du rythme de versements des subventions, ces structures sont plus fréquemment exposées à un problème de BFR.

 

♦ 77% ont sollicité un prêt solidaire et 58% une garantie (et pour un très petit nombre le prêt Nacre).

Les entreprises marchandes ont sollicité un prêt solidaire (36%), un prêt solidaire et une garantie (34%) ou une garantie seule (30%); les autres ont davantage privilégié le prêt solidaire conjugué avec la garantie (41%), le prêt solidaire (36%) ou la garantie seule (14%).

Le prêt solidaire est largement apprécié (entre 73 et 86%) parce qu’il permet un accord sans garantie, un taux d’intérêt favorable, montant compatible, et une durée adaptée du prêt et du remboursement.

67% ont bénéficié d’une garantie de prêt, mais 98% des bénéficiaires sont conscients de l’existence de cette garantie.

Pour 79%, cette garantie a évité une caution personnelle auprès de la banque; pour 14% toutefois, la banque a fait signer une caution personnelle.

 

⇒ L’impact de ce financement

 

Pour 98% (dont tout à fait 81%), le projet a été réalisé; les entreprises marchandes sont un peu plus en retrait pour « tout à fait » (77% vs 87 pour les autres) ; seuls 1 à 2% estiment que l’appui France Active n’a pas eu d’impact. C’est que sans l’intervention de France Active, 58% n’auraient pas pu réaliser leur projet.

 

♦ 92% des entreprises soutenues en phase de développement sont encore actives 4 ans après l’intervention de France Active.

 

♦ En moyenne, le niveau du dernier produit d’exploitation est estimé à 980 000€; 71% des entreprises ayant un modèle non marchand déclarent un produit d’exploitation inférieur à 500 000€, contre 55% des entreprises hybrides et 59% des entreprises marchandes; 12% des entreprises marchandes déclarent un montant de 5 millions et plus, contre 3% des entreprises non marchandes et 2% des entreprises hybrides.

81% des marchandes et 73% des non marchandes déclarent une hausse de leur chiffre d’affaires depuis 2014/2015 (une forte hausse pour 45% des marchandes et 30% des non marchandes).

80% (dont très 37) se déclarent satisfaits de leur dernier exercice financier.

48% des entreprises pérennes envisagent un développement de leur activité, 43% la stabilité, 7% prévoient un redressement.

 

♦ 42% ont réalisé des investissements au cours des 3 dernières années; leur montant total TTC est situé entre  8 000 et 40 000€ pour 57%, entre 40 000 et 80 000€ 14%, et plus de 80 000€ 27%; peu pour moins de 8 000€, 7%.

13% des entreprises ayant investi ont rencontré des difficultés pour les financer.

 

♦ L’emploi

 

En avril 2018, les entreprises, toujours actives employaient 22 400 personnes, avec une création nette d’emplois à 4 ans estimée à 5 100 emplois. Entre 2014 et 2018, pour les entreprises actives, l’emploi total a progressé de +33%. seuls 400 emplois ont été perdu du fait d’une cessation.

Lors du démarrage des projets de développement, les entreprises soutenues en 2014 employaient en moyenne 19,3 personnes (11,7 si l’on exclut les unités de plus de 100 personnes); entre 2014 et 2018, leur nombre a augmenté de 38% pour atteindre 27,1 emplois (16,1 si l’on exclut les structures de plus de 100 personnes).

Les structures qui ont investi au moins 100 000€ sont passées de 19,7 à 30,8 personnes; ce sont celles qui ont connu les plus fortes hausses. L’activité qui a de loin le plus progressé est le secteur de la santé et de l’action sociale (de 17,7 à 31,8 personnes).

 

La progression de l’emploi a favorisé surtout la création des emplois en CDI (de 8,7 à 12,5 emplois), soit une croissance de 43%; sur la même période, le nombre moyen de CDD a également augmenté (+ 28%) passant de 6,7 à 8,6 emplois.

 

24% des structures emploient des personnes en insertion ou des personnes handicapées, (11% employant des personnes en insertion, 18% des personnes handicapées).
Pour ces mêmes structures, 11% des postes salariés (CDI ou CDD) sont occupés par des personnes en insertion, 6% sont occupés par des personnes handicapées.