Si les jeunes sont optimistes pour leur avenir, ils ne se sentent pas assez valorisés en entreprise


"Barométre jeunesse et confiance", Opinion Way,Vers le Haut et Maif, novembre 2018 et

Méthodologie : enquête réalisée auprès de trois échantillons :

• Un échantillon représentatif de 1007 jeunes âgés de moins de 26 ans, interrogé entre le 5 et le 12 novembre et dont la représentativité est assurée par la méthode des quotas au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de région d’habitation et de catégorie d’agglomération.

• Un échantillon représentatif de 1070 parents d’enfant(s) de moins de 26 ans, interrogé entre le 5 et le 12 novembre et dont la représentativité est assurée par la méthode des quotas au regard des critères de nombre et d’âge des enfants pour les parents.

• Un échantillon représentatif de 401 chefs d’entreprise, interrogé entre le 5 et le 23 novembre et dont la représentativité est assurée par la méthode des quotas au regard des critères de secteur d’activité et taille de l’entreprise.

Les jeunes et les parents ont été interrogés selon un questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI, et les chefs d’entreprise par téléphone.

« « Sondage OpinionWay pour Vers le Haut et la MAIF » 

 

⇒ La confiance en soi et dans l’avenir

 

70% des jeunes estiment que leur vie actuelle correspond à leurs attentes (dont très 15), notamment les bac +2 et au-delà avec 81%; ce chiffre est plutôt stable (74% en 2015, 68 en 2016 et 71 en 2017).

78% sont optimistes quant à leur avenir (dont 18 très optimistes), un chiffre plutôt en hausse (69% en 2015, 74 en 2016 et 78 en 2017).

Mais 49% (15% tout à fait) estiment avoir de meilleures perspectives en quittant la France; un chiffre plutôt en baisse (54% en 2016 et 2017).

 

⇒ La confiance dans le systéme éducatif

 

Le savoir précède l’humain (apprentissage du respect des autres, réduction des inégalités et épanouissement personnel), tant pour les jeunes que pour leurs parents :

*En ce qui concerne les jeunes : 73% (dont très 19 et par ailleurs 78% les bac +2 et au-delà) sont OK en ce qui concerne l’acquisition des savoirs pour tous, 57% (dont très 16) pour l’apprentissage du respect des autres et la citoyenneté, 47% (dont très 12 et par ailleurs 50% les hommes) pour l’épanouissement de chacun, 44% (dont très 11, et par ailleurs 50% les hommes) pour réduire les inégalités sociales.

*En ce qui concerne les parents, ces deerniers sont un peu plus mesurés : 64% (dont très 15) l’acquisition d’un savoir de base, 55% (dont 11) l’apprentissage du respect des autres et la citoyenneté, 44% (dont très 9) la réduction des inégalités; les parents sont un peu plus confiants sur l’épanouissement personnel 47% (dont 12). Les plus pessimistes sont les chômeurs.

Pour 79% (dont très 26) des parents, la réussite scolaire assure la réussite professionnelle, vs 68% (dont très 24) selon les jeunes; ceux qui le pensent le plus sont les 16-19 ans (75%) et les bac +2 et au-delà (72%). Il faut noter un net décrochage entre 2015 et 2018 en ce qui concerne les jeunes (81% pensaient que la réussite scolaire est gage de réussite professionnelle vs 72 et 71 en 2016 et 2017 puis 68 en 2018).

 

Par contre 85% (dont très 37) des chefs d’entreprise jugent inadaptés l’enseignement aux réalités du monde du travail actuel; fait intéressant, les plus positifs sont les dirigeants d’entreprises de 250 salariés et plus (34% adaptés vs 14 en moyenne) et l’industrie (19%).

 

66% ont une bonne opinion de leurs enseignants en lycée ou collège, 75% en université, à proximité de leurs parents (70 et 72%), et des chefs d’entreprise (70 et 66%). D »ailleurs cette approche est confirmée quand la question leur est posée des sentiments provoqués par les enseignants, montrant que c’est le systéme éducatif et non les enseignants, qui est en cause.

Les jeunes de niveau bac+2 et au-delà ont les sentiments les plus positifs, contrairement à ceux qui ont un niveau inférieur au bac. Les parents les plus jeunes ont les sentiments les plus positifs contrairement aux plus de 50 ans.

 

Pour les parents, la vie de leurs enfants leur apparait plus difficile que la leur (60% dont très 25), mais pour 28% équivalente et pour 11% plus facile. Le chiffre de 60% est plutôt en baisse au regard de 2015-2016 avec 66%.

 

89% (tout à fait 60%) des jeunes savent qu’en cas de difficulté, ils peuvent compter sur leur famille; ce chiffre est plutôt stable.

 

⇒ La confiance dans le monde du travail

 

Majoritairement jeunes et parents jugent que l’entreprise ne fait pas suffisamment confiance aux jeunes :

C’est le cas pour 71% des jeunes (dont très 20), mais moins celui des hommes (63) ou des bac+2 et au-delà (61).

C’est le cas aussi de 68% (dont très 15) des parents ; les hommes sont moins négatifs (62);

C’est moins le cas des chefs d’entreprises (47% dont très 9).

 

Par contre 51% (dont très 9) des jeunes estiment que le chef d’entreprise leur fait confiance à l’occasion de la représentation de l’entreprise lors d’un événement; c’est moins le cas pour des taches jugées plus difficiles: telles le management d’une équipe de plusieurs personnes (38% dont très 7), la résolution d’un problème RH dans l’entreprise (31% dont très 6) ou la gestion d’un projet ayant un impact financier important pour l’entreprise (23% dont très 7).

 

Mais les dirigeants sont nettement plus positifs, notamment ceux d’entreprises de plus de 250 salariés : représentation de l’entreprise lors d’un événement (80 dont très 35), management d’une équipe de plusieurs personnes (59% dont très 20 et 78 pour les dirigeants de plus de 250 salariés), gestion d’un projet ayant un impact financier important pour l’entreprise (50% dont très 16) et enfin résolution d’un problème RH (47% dont très 16 et par ailleurs 67% pour les dirigeants de 250 salariés et plus).

D’ailleurs, 87% (dont très 47 et les plus de 250 salariés 96%) des dirigeants estiment qu’accorder sa confiance aux jeunes fait partie des valeurs de votre entreprise.

 

Embaucher un jeune de moins de 26 ans à un poste à responsabilité constitue pour eux un risque similaire à celui de l’embauche d’un salarié plus âgé pour 63% (92 pour les 250 salariés et plus), et plus important pour 28% (BTP 41).

 

Cette confiance en direction des jeunes l’est aussi grandement en direction des différentes composantes de l’entreprise; pour les chefs d’entreprise, les relations sont jugées bonnes en ce qui concerne les différentes générations (94% dont très 38), les personnes d’origines différentes (90% dont très 38) et les personnes de religions différentes (88% dont très 37).

 

Le ressenti vis-à-vis de l’environnement social et politique

 

Il leur est facile de se faire soigner quand le besoin est là (78% dont très 27), de pratiquer des activités sportives (76% dont très 33), de pratiquer des activités culturelles (74 dont très 22).

 

22% ont confiance dans les femmes et hommes politiques pour défendre l’intérêt des jeunes une fois élus, un chiffre proche de celui de leurs parents (21%). 66% pensent qu’il leur est difficile d’accéder à des responsabilités politiques (mandats électoraux); un progrès puisqu’ils étaient 73% en 2015.

 

Le sondage propose aussi quelques slides sur le métier d’enseignant et l’intérêt porté par les jeunes à ce métier qu’ils pourraient exercer.